Si environ 30% des obèses ne sont pas en voie de développer un problème métabolique, il existe aussi une sous-population de gens qui, sans être obèses, développeront un diabète de type 2 ou un trouble cardiaque. Qu'ils soient obèses ou non, ces individus peuvent améliorer considérablement leur condition par la pratique d'activités physiques et l'adoption d'une saine alimentation.

Publié le 13 nov. 2012
Martin Primeau, collaboration spéciale LA PRESSE

À 52 ans, Louis-Alexandre Lacroix en est un exemple probant. Pour cet enseignant qui investit près de 80 heures de son temps dans le travail chaque semaine, la santé était un bien acquis jusqu'à ce qu'on lui diagnostique un diabète de type 2.

«J'ai commencé par prendre des médicaments, mais lorsque ça a été le temps de me piquer, c'est devenu plus sérieux, dit-il. Il faut parfois frapper un mur pour se réveiller.»

Pour améliorer son sort, l'enseignant a joint une étude pilotée par le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, un endocrinologue et chercheur à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). Dans celle-ci, pas question de tester un nouveau médicament: l'objectif est de modifier les habitudes de vie du patient par le soutien de spécialistes en kinésiologie et en nutrition.

«Il y a des gens qui n'arrivent pas à changer, explique le Dr Rémi Rabasa-Lhoret. Mais lorsqu'ils changent, l'effet est spectaculaire.»

Louis-Alexandre Lacroix fait partie du second groupe.

Après s'être soumis pendant six mois à un programme d'entraînement rigoureux, il a non seulement réussi à perdre l'équivalent de 30 livres, mais a aussi, et surtout, mis un terme à ses injections quotidiennes d'insuline. «Ma condition physique s'est considérablement améliorée», explique l'homme qui poursuit encore aujourd'hui son programme d'entraînement. «J'ai trop à perdre à retourner dans mes vieilles habitudes», ajoute-t-il.

Selon le Dr Rabasa-Lhoret, le cas de Louis-Alexandre Lacroix n'est pas unique. «On a des success story incroyables, dit-il. On a des gens qui changent complètement leur mode de vie. Ils entrent dans l'étude en prenant de l'insuline, quatre médicaments pour la pression artérielle et deux pour le cholestérol, et quatre mois plus tard, ils n'ont presque plus d'insuline à s'injecter, prennent moins de médicaments pour la pression et n'en prennent qu'un seul contre le cholestérol. Les patients diabétiques doivent savoir qu'il y en a qui réussissent à améliorer leur sort.»

D'ailleurs, les études du Dr Rabasa-Lhoret portant sur l'impact que des spécialistes en kinésiologie et en nutrition peuvent avoir sur la vie de patients diabétiques ou obèses ne sont pas terminées. Si vous souffrez d'un diabète de type 2 ou que vous êtes une femme ménopausée qui cherche à améliorer son mode de vie, vous pouvez contacter son équipe.