La narcolepsie est une maladie auto-immunitaire, selon des chercheurs californiens. Cette découverte permet d'envisager éventuellement l'utilisation de nouveaux médicaments pour traiter ce trouble, qui touche 4000 Québécois.

Mathieu Perreault LA PRESSE

Les psychiatres de l'Université Stanford ont examiné la génétique de 1800 personnes, dont 800 souffraient de cette maladie qui cause une extrême fatigue diurne et qui touche une personne sur 2000. Les narcoleptiques étaient plus susceptibles d'avoir des mutations associées à d'autres maladies auto-immunitaires, comme la sclérose en plaques ou le diabète juvénile.L'étude, publiée dans la revue Nature Genetics, explique que ces mutations génétiques provoquent un fonctionnement déréglé du système immunitaire, ce qui mène à la fatigue caractéristique de la lutte aux infections.

Les chercheurs de Stanford, qui se sont illustrés à la fin des années 90 en identifiant un gène de susceptibilité à la narcolepsie, avancent que des médicaments utilisés pour ce type de maladies devraient être testés pour la narcolepsie. Des tests de détection pourraient également être mis au point.