Offrir des incitatifs financiers suffisamment généreux à des fumeurs qui ont décidé d'écraser semble augmenter les chances de réussite, selon une étude menée auprès de centaines d'employés du géant General Electric.

ASSOCIATED PRESS

Parmi ceux à qui on avait offert 750 $ US pour cesser de fumer, 15 pour cent n'avaient toujours pas recommencé au bout d'un an. Si ce pourcentage peut sembler faible, il est néanmoins trois fois plus élevé que celui d'un groupe contrôle à qui aucune somme n'avait été offerte.

Les dirigeants de GE ont été tellement impressionnés qu'ils comptent élargir le programme à tous leurs employés américains l'an prochain, dans le but d'amoindrir les quelque 50 millions $ US en frais de santé encourus annuellement à la compagnie par ses employés fumeurs.

Le chercheur qui a supervisé l'étude, le docteur Kevin Volpp, de l'Université de la Pennsylvanie, affirme qu'il s'agit de la plus importante en son genre. Des études précédentes n'avaient établi aucun lien entre des incitatifs financiers et le fait d'arrêter de fumer, mais certaines d'entre elles ne comptaient pas suffisamment de participants ou n'offraient des primes que de 10 $.

Les résultats de la nouvelle étude seront publiés jeudi dans le prestigieux New England Journal of Medicine.

Les participants à l'étude recevaient des récompenses de plus en plus généreuses, au fur et à mesure qu'ils demeuraient non-fumeurs, jusqu'à un maximum de 750 $ US après 12 mois.

L'étude a démontré qu'après neuf ou douze mois, 15 pour cent des participants rémunérés n'avaient toujours pas recommencé à fumer, contre 5 pour cent des participants non rémunérés. De plus, quatre fois plus de participants du groupe rémunéré ont complété un programme anti-tabagisme.

Le responsable de la santé chez GE, le docteur Robert Galvin, a expliqué mercredi que l'entreprise offrira un programme du genre à ses 152 000 employés américains le mois prochain. GE s'attend à récupérer les coûts du programme en trois à cinq ans.