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Anthony Bourdain avait un faible pour le Québec

Anthony Bourdain... (ARCHIVES AP)

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Anthony Bourdain

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La Presse Canadienne

Anthony Bourdain, le célèbre chef et animateur américain qui a été retrouvé sans vie en France vendredi, a filmé plusieurs épisodes de ses différentes émissions au Québec, dont à Montréal. Voici quelques-uns des commentaires qu'il a formulés sur la province, sa métropole, ses habitants et, bien sûr, sa cuisine.

«Sans Montréal, le Canada serait désespérant. C'est ici que se tiennent les gens cool.»

«Il faut appartenir à une espèce particulière pour vivre dans une province comme le Québec. Il fait froid en hiver et les hivers sont longs. Il faut un type de personne à part pour qui les rivières gelées, les rues glacées balayées par le vent, les forêts profondes et apparemment infinies sont la norme. Je vais avouer d'emblée mon parti pris. J'aime Montréal. C'est mon endroit préféré au Canada. Les gens qui vivent ici sont à la fois coriaces et fous, et je les admire pour ça. Toronto, Vancouver, je vous aime, mais vous n'êtes pas Montréal.»

The Layover 2011

Le débat sur le bagel

«Alors, le grand débat: qui a les meilleurs bagels, New York ou Montréal? C'est une discussion complètement ridicule qui compare des pommes et des oranges. Il s'agit de deux créations complètement différentes. Je suis New-Yorkais alors vous savez à qui va ma préférence. Mais je pense qu'il est injuste de comparer ces deux magnifiques produits.»

- Parts Unknown, 2013

La cuisine montréalaise

«C'est la cuisine la plus remarquable au Canada. À Vancouver, la cuisine est un grand mélange de bouffe asiatique provenant de partout en Asie, beaucoup de choses cultivées localement, mais la cuisine de Montréal ne pourrait pas exister ailleurs qu'au Québec. Elle ne ressemble à aucune autre et ne goûte comme aucune autre et les chefs, plus particulièrement Martin (Picard), Fred (Fortin) et Dave (McMillan), ne ressemblent à aucun autre chef.»

- The Layover, 2011

Le hockey

«Il fait environ 10 degrés sous zéro dans cette satanée ville (Québec). Et ça, en général, ça ne rime pas avec "bon temps" pour moi. Passer du bon temps pour moi, c'est plutôt se prélasser sous les palmiers, sur une plage, dans une piscine où la seule chose froide est ma bière. Mais non. Ces vigoureux amateurs de bonne bouffe du Nord aiment batifoler dans la neige et sur la glace. Plus précisément, ils aiment obéir aux impératifs de leur génétique de Québécois et risquer la blessure dentaire ou maxillo-faciale en patinant, en tapant sur une rondelle et en essayant de l'envoyer dans la bonne direction. Je crois qu'ils appellent ce sport le hockey.»

- Entrevue avec La Presse canadienne, 2012

Le chef québécois Martin Picard

«Une fois toutes les quelques décennies, peut-être tous les quelques siècles, un pays va produire un héros. Un Escoffier, un Muhammad Ali, un dalaï-lama, un Joey Ramone, quelqu'un qui change tout dans son domaine, qui change complètement le paysage. La vie après eux ne sera plus jamais la même. Martin Picard est ce genre d'homme. Un hybride jusqu'ici inconnu entre un robuste amateur de grands espaces et un chef chevronné avec plusieurs années d'expérience en cuisine raffinée. Rebelle, innovateur, c'est l'un des chefs les plus influents en Amérique du Nord. C'est aussi un fier Québécois et peut-être qu'il est celui qui a le mieux défini ce que cela voulait dire pour une nouvelle génération d'Américains et de Canadiens.»

- Parts Unknown, 2013




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