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Le style de l'homme montréalais

Kyries Hebert... (Photo François Roy, La Presse)

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Kyries Hebert

Photo François Roy, La Presse

Hétéroclite et de bon goût. Voilà comment on pourrait définir les différents styles des hommes qui peuplent la métropole. nous avons demandé à six d'entre eux de nous parler de ce qui les habille et, surtout, les distingue.

Kyries Hebert

37 ans, Joueur de football professionnel

Louisianais d'origine, ce secondeur a brillé au sein des Alouettes pendant six saisons. Même s'il portera désormais les couleurs du Rouge et Noir d'Ottawa, Kyries Hebert ne compte pas quitter Montréal, surtout que sa femme, qui attend leur premier enfant, est originaire de la métropole. Très impliqué dans la communauté, ce philanthrope a organisé une trentaine d'événements de charité avec sa fondation, Ky Cares. Hebert, qui est aussi mannequin à ses heures, est toujours impeccable lorsqu'il apparaît sur les tapis rouges et n'hésite jamais à oser pour sortir du lot.

«Pour moi, c'est important d'avoir du style. C'est une occasion de mettre de l'avant sa personnalité, son côté artistique, d'être créatif, de sortir du cadre.» Un de ses accessoires chouchous: les noeuds papillon Guillotine, de création québécoise. L'athlète en possède une belle collection, comme celui sur la photo, qu'il a aussi porté à son mariage. «Être en contact avec des marques montréalaises m'a amené à prendre plus de risques.»

«J'ai toujours aimé bien m'habiller, pour des tapis rouges, des événements caritatifs. C'est une occasion d'enlever le maillot de sport et de mettre un beau complet... Sur le terrain, on m'appelle The Angry Bird parce que je ne souris jamais. Cela permet aux gens de me voir sous un autre jour.» Sur la photo, Hebert porte un pimpant veston rose très printanier de la marque montréalaise Lauro and Co et une montre dorée.

Le joueur de football aime la qualité et le confort, de la tête aux pieds. «Mes chaussures Scarzza, une autre marque de Montréal, sont faites sur mesure, en Italie. J'en ai quelques exemplaires, car ils ont plusieurs styles différents. D'ailleurs, le designer lance une collection pour femmes bientôt...» Mesdames, on prend des notes!

Kyries Hebert aime encourager les designers locaux. Lorsqu'il a besoin d'un complet, il se rend chez Lauro and Co, dans la Petite Italie, ou encore chez HPadar, spécialisé en confection sur mesure, qui signe sa veste bleue. Un look qu'il complète ici avec une chemise blanche de la marque montréalaise Lauro Napoli. «En tant qu'athlète pro, j'ai une plateforme, et c'est important pour moi que les gens sachent qu'on peut trouver ces pièces ici, et que c'est fait par des gens de Montréal.»

Taylor Gauley et Toby Gauley... (Photo François Roy, La Presse) - image 2.0

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Taylor Gauley et Toby Gauley

Photo François Roy, La Presse

Taylor Gauley et Toby Gauley

32 ans et 35 ans, Designers d'intérieur

La construction, les frères Gauley sont nés dedans: leur paternel était entrepreneur général. Ils ont « grandi sur les chantiers», travaillant pour l'entreprise familiale, puis ont lancé leur propre entreprise, Gauley Brothers, il y a quelques années. Ils se sont peu à peu spécialisés dans le design d'espaces, se faisant remarquer pour leur style unique dans des endroits comme le Foiegwa, Bird Bar ou encore Notorious Barbershop et, bientôt, le nouveau quartier général du Café Saint-Henri. Dans leurs designs comme dans leurs looks, les frères ont la même approche: une approche classique agrémentée d'accents de couleur et d'éléments qui accrochent l'oeil.

«Je ne suis pas une personne de marques, explique Taylor. La seule marque que je porte, ce sont mes jeans noirs Nudies. J'ai commandé ma première paire il y a presque 10 ans. Depuis, je n'ai jamais acheté une autre sorte de jeans, je prends toujours le même modèle, le même fit. La coupe est parfaite pour moi.»

Si Taylor est assez monochrome dans son approche, il aime bien s'amuser avec les accessoires. «Je vais chercher mes détails dans mes tuques de couleur, mes lunettes de soleil, mes souliers... Un peu comme ce qu'on fait dans nos designs.» Si vous le croisez ce printemps, il risque de porter sa tuque saumon, de la marque Vans.

«Je suis plus simple que Toby dans mon style. Disons que 95% du temps, je porte mes jeans noirs, mon hoodie noir et un chandail d'un groupe de musique.» Pour le printemps, Taylor a ressorti son manteau de cuir vintage qu'il a depuis plusieurs années, accompagné d'un t-shirt du groupe Ministry.

Pour le printemps, les designs sur lesquels les frères travaillent inspirent leur garde-robe. «On s'amuse à jouer avec beaucoup de couleurs sur nos projets ces temps-ci, on est moins stricts avec nos palettes de couleurs et ça paraît dans nos vies», explique Toby, qui porte des chaussures noir et violet signées Raf Simons et Adidas. Taylor, lui, y va pour les classiques Vans.

Avoir du style? Selon Toby, c'est «l'art d'être aisément cool, de porter ce que tu veux, quand l'envie te prend, tout simplement». «J'aime jouer avec les contrastes, comme cette paire de lunettes de soleil Chloé vintage, super féminine, qui appartenait à ma belle-mère aztèque. J'adore la porter.»

Comment reconnaître Toby? À son accessoire fétiche, son stylo Caran d'Ache jaune serin, qu'il traîne toujours avec lui. «C'est un outil classique, j'aime sa couleur, il se clippe facilement aux vêtements que je porte.» Sa veste jaune néon, de Stone Island, offre un parfait accord, portée sur une chemise blanche Carhartt de la collection Work In Progress.

Tout comme son frère, Toby a ses jeans fétiches, de l'entreprise montréalaise Naked & Famous. Il les a tellement portés qu'ils gardent les formes des objets qu'il met dans ses poches, toujours au même endroit, comme son téléphone. «Le matériel vieillit bien et on voit clairement où je garde mes trucs. C'est mon "design" naturel.»

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Jeff Lee

Photo François Roy, La Presse

Jeff Lee

32 ans, Courtier immobilier

Enfant du marketing et spécialisé en création de contenu, Jeff Lee a travaillé quelques années chez Sid Lee avant de faire le saut en immobilier, il y a deux ans. Courtier immobilier chez Engel & Völkers Montréal, un des leaders mondiaux de la vente et achat de propriétés de luxe, il fait partie de cette nouvelle génération qui secoue les colonnes du temple en mettant de l'avant de nouvelles tactiques marketing - notamment en utilisant les réseaux sociaux à leur plein potentiel - pour obtenir de la visibilité. Au jour le jour, il opte pour un style cool et décontracté plutôt que pour les complets-vestons empesés.

Le style? Ça ne s'achète pas, croit Jeff Lee. «C'est facile d'avoir des beaux vêtements. On entre au magasin, on donne sa carte de crédit et ils vont s'occuper de nous. Le réel défi, c'est d'être cool.» Il ne sort jamais sans ses lunettes de soleil, mais ne vous attendez pas à voir une marque de luxe. «Je les perds tout le temps, donc je m'achète des lunettes en plastique pas chères!»

En prévision du printemps, le courtier est allé faire une virée chez Frank & Oak et il en est ressorti avec cette chemise à motifs. Il la porte avec un imperméable Burberry, abandonné après un party, qu'il s'est approprié - on lui a d'ailleurs fait remarquer que le modèle est probablement pour femmes. «J'aime les gens qui ne se prennent pas au sérieux. La qualité sans prétention. Dans la vie, je veux être une Volvo, pas une Mercedes.»

Si vous rencontrez Jeff Lee, la première chose qu'il regardera, ce sont les chaussures que vous portez. «Des chaussures propres, c'est super important. En meeting avec des millionnaires, je porte toujours des baskets (propres!). Je leur dis que je suis toujours prêt à courir après le deal.» Sur la photo, il porte des chaussures achetées chez Browns.

Outre ses lunettes de soleil, le principal accessoire du courtier: ses cheveux dans le vent. Il ne sort donc pas sans y avoir appliqué d'abord un peu de pommade d'argile de la marque Layrite, afin d'assurer une tenue impec, même dans sa décapotable! «Mon printemps/été sera très Miami Vice: blazers à manches roulées avec épaulettes et une playlist très années 90 qui joue dans ma décapotable carrée.»

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Éric Rémillard

Photo François Roy, La Presse

Éric Rémillard

Éric Rémillard a été comptable pendant 10 ans avant de faire un virage à 180 degrés il y a deux ans, en lançant, avec sa femme, Véronik Coulombe, Lacrem, une marque de crème glacée végane qui connaît un beau succès avec ses saveurs alléchantes, comme tarte au citron ou pain d'épices. Déjà, lorsqu'il était comptable, il avait comme leitmotiv: «Sans cravate ni bas bruns!» Avec sa nouvelle entreprise, il se permet de mettre de l'avant un style rafraîchissant qui ne se prend pas trop au sérieux... comme lui!

Lorsqu'on lui demande quels sont les éléments signatures de son look, M. Rémillard répond sans hésitation: «Mon alliance et mes lunettes!» Ils sont dans tous les cas presque impossibles à oublier à la maison (il avoue perdre souvent ses choses!). Il affectionne particulièrement ses verres, du lunetier Jean-François Rey, tirés d'une série limitée à peu d'exemplaires, qui viennent donner du punch à son look.

Comme il passe de longues heures sur la route ou debout lors d'événements commerciaux, des chaussures confortables sont un élément essentiel du look de l'entrepreneur. «On va rarement me voir avec des chaussures propres!», lance-t-il. Ces temps-ci, il affectionne particulièrement ses Vans de la collection Peanuts et ses illustrations ludiques.

Avoir du style? Pour le père de trois enfants, il s'agit simplement de porter des vêtements et accessoires qui reflètent sa personnalité. Dans son cas, c'est trouver un juste milieu entre un côté décontracté, relax et plus formel, comme porter un veston par-dessus son t-shirt à imprimé de hamburgers, deux pièces achetées chez Simons.

Pour le printemps, l'entrepreneur compte adopter la chemise hawaïenne et les couleurs pop. Le jour de la prise de photo, il avait aussi sorti son manteau de jeans, toujours tendance ce printemps, sur lequel il affiche fièrement son épinglette «Vegan is the future», prise à la boutique The Imperative, à Toronto.

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Jeff Frenette

Photo François Roy, La Presse

Jeff Frenette

Designer graphique de métier, Jeff Frenette a commencé à faire de la photographie tout simplement parce qu'il ne trouvait jamais d'images à son goût. De fil en aiguille, son talent s'est fait remarquer, à tel point qu'il a abandonné son emploi pour se lancer en tant que photographe à son compte. Spécialisé en voyage et lifestyle - il compte dans son portfolio des clients comme le Groupe Germain et Air Canada - , il tient également un blogue, Jeff on the Road, où il raconte ses expériences de voyage et montre ses looks colorés.

Jeff Frenette aime afficher son côté DIY en donnant des touches uniques à ses vêtements et en les modifiant légèrement pour les personnaliser, comme il l'a fait en effilochant le bas de ses jeans dénichés au Village des valeurs ou en ajoutant un écusson jaune sur sa casquette de velours vert prise chez Urban Outfitters.

Jeff Frenette aime afficher son côté DIY en donnant des touches uniques à ses vêtements et en les modifiant légèrement pour les personnaliser, comme il l'a fait en effilochant le bas de ses jeans dénichés au Village des valeurs ou en ajoutant un écusson jaune sur sa casquette de velours vert prise chez Urban Outfitters.

Jeff Frenette va d'abord choisir ses vêtements en fonction d'une qualité: le confort. Il aime également s'amuser avec la mode, en mélangeant des éléments plus sobres avec des touches de couleurs. Il avoue d'ailleurs n'avoir aucune chaussette blanche dans sa commode, mais plusieurs variations de couleurs et de motifs. Avec ses Doc Martens blanc immaculé, effet contrasté assuré.

Le blogueur a trouvé ce manteau Burberry vintage dans une friperie, à Paris. Comme il aime son imprimé tartan signature, il le porte souvent à l'envers. Et pourquoi pas? Le combinant à son hoodie lilas de H&M et son sac banane jaune pâle Adidas, il s'est composé un petit look «lapin de Pâques» de circonstance. Vive les couleurs printanières!




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