La semaine de la mode féminine automne-hiver 2012 commence aujourd'hui à Milan dans un climat morose, et le «Made in Italy» se prépare à affronter une nouvelle année difficile après la légère reprise de 2011. «La situation est dramatique», confie le gérant d'une grande griffe.

Mis à jour le 22 févr. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Le marché italien est un désastre, tout comme le marché français. Personne ne consomme! En Europe, il y a une vraie crise», renchérit le directeur général d'une autre maison milanaise, qui reconnaît avoir compensé en partie ses pertes en Europe «grâce à l'Asie, la Russie et les États-Unis».

La situation n'est pas brillante, mais elle n'est pas aussi catastrophique qu'il y a deux ans, nuance le président de la Chambre de la mode italienne Mario Boselli: «En 2008, la mode italienne avait enregistré un recul de 4% et en 2009, une chute record de 15%. Cela ne se répétera pas.» «En 2011, le chiffre d'affaires devrait enregistrer une hausse de 5,5%, sans compter que le secteur s'est transformé: les entreprises se sont restructurées.

Aujourd'hui, elles sont plus flexibles et solides», assure-t-il. Gucci ouvrira donc le bal aujourd'hui, suivi par Prada le lendemain, Versace, Dolce&Gabbana, Armani, Cavalli les jours suivants.