Fourrures sans manches ultra-modernes chez Fendi, imprimés sombres, chaussettes de montagne sur souliers vernis pour Prada: les collections pour l'hiver prochain, présentées jeudi à Milan, offrent des styles bien tranchés.

Publié le 26 févr. 2010
Gersende Rambourg AGENCE FRANCE-PRESSE

Les vestes en fourrure, composées de grands pans de couleurs différentes, ont côtoyé chez la maison romaine de longues robes amples aux couleurs automnales. Karl Lagerfeld a expliqué à l'AFP en coulisses s'être inspiré de la palette du peintre américain Edward Hopper: «le jaune, les gris et des bleus étranges, pas tout à fait marine».

Les juxtapositions «inattendues» de fourrure forment à ses yeux une sorte de «puzzle concret». Et l'avantage du sans manche, c'est que «ça va sur tout»: Les emmanchures basses «se passent facilement au-dessus d'un pull, sans vous faire un look de bonhomme Michelin», affirme-t-il, en veste bleue et incontournables mitaines en cuir.

Pour Silvia Fendi, héritière de la maison, il faut créer aujourd'hui une fourrure «différente» dont les formes se doivent d'être «nettes et minimales» car «plus personne ne veut porter un énorme manteau de vison».

Après un manteau de croco blanc aux revers de fourrure beige et noire, des étoles de fourrure enveloppant en biais une épaule. Plusieurs robes noires aussi, avec des jeux de transparence sur le décolleté et les amples manches.

Prada a proposé dans la soirée des robes mettant en valeur le décolleté, avec des froufrous en bustier ou en plaçant bandes ou plis sous la poitrine.

Plusieurs mannequins, coiffées d'énormes chignons, portaient des lunettes effilées leur donnant un air de secrétaire années 1960.

Toutes vêtues d'épaisses chaussettes de laine au genou, elles ont présenté une collection dans les noirs et marrons, avec des imprimés carrés de couleurs sombres parfois égayés par un col bleu ciel.

Dans la journée, plusieurs collections avaient présenté bottines et chaussettes hautes, ainsi que des superpositions de matières et de longueurs, notamment les mini-jupes sur pantalons skinny chez Just Cavalli.

Dans les rues ensoleillées de la capitale italienne de la mode, des milliers d'acheteurs du monde entier, journalistes et fashionistas se sont faufilés entre les tramways, du centre de la mode qui héberge de nombreux défilés aux musées, garages et autres casernes transformés pour l'occasion.

Cheveux libres et lèvres rouge métallisé, les modèles de la deuxième ligne de Roberto Cavalli ont fait défiler beaucoup de mini-jupes plissées sur pantalons étroits et brillants, des vestes ultra-courtes, de la fourrure aussi et des imprimés léopard.

La collection à dominante noir et blanc de Blugirl, deuxième ligne de Blumarine, propose des bottines compensées et de grandes chaussettes encore, tout comme Haute, qui multiplie aussi de longs gants colorés en cuir.