La maison de haute couture Christian Lacroix, propriété du groupe américain Falic, s'est déclarée en cessation de paiements, frappée par «la crise financière mondiale qui touche de manière significative le domaine du luxe», a-t-elle annoncé.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Dans un communiqué, la maison Lacroix a indiqué «avoir déposé auprès du tribunal de commerce de Paris une déclaration de cessation des paiements», confirmant une information parue le même jour dans le quotidien Le Figaro.La maison «va proposer un plan de continuation au tribunal de commerce et entend maintenir ses activités pendant cette période», ajoute un communiqué.

Selon un porte-parole de la maison, le tribunal devrait se prononcer «sous une semaine».

Après son rachat au géant français LVMH par le groupe américain Falic en 2005, la société a entrepris un «plan ambitieux et à long terme de repositionnement de la marque sur le marché du prêt-à-porter de luxe», ajoute-t-il. Mais cette stratégie «malheureusement, a subi de plein fouet les conséquences de la crise financière mondiale, qui touche de manière significative le domaine du luxe», écrit-il.

Selon le PDG Nicolas Topiol cité dans le communiqué, «nous souhaitons continuer mais les difficultés inhérentes à la crise sur le marché du luxe ont considérablement réduit nos revenus».

La maison, créée par Christian Lacroix, l'un des plus grands noms actuels de la haute couture française, a lancé l'an dernier une recherche de partenaires financiers pour accompagner sa stratégie. «Ce processus, qui était en phase finale, a été également directement touché par la crise financière et n'a pu être finalisé dans des délais suffisants. La société entend sortir de cette procédure rapidement et continuer à développer sa marque», ajoute le maison.

Selon Le Figaro, les représentants des salariés ont été informés mercredi de la procédure, engagée le 22 mai.

Les ventes de prêt-à-porter féminin, l'essentiel de l'activité, sont en recul de 35% et Christian Lacroix a perdu 10 millions d'euros en 2008 pour un chiffre d'affaires de 30 millions, selon le journal.

Selon le PDG de Christian Lacroix cité par Le Figaro, c'est la forte chute du marché américain, «qui souffre depuis près d'un an de façon assez violente», qui explique en grande partie ces résultats.

Depuis un an, Falic avait cherché à se désengager de la maison de haute couture, des discussions ayant démarré en avril avec un investisseur dont l'identité n'est pas connue.