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Icehouse: du tex-mex revisité

Une fois plongé dans le décor de l'Icehouse,... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Une fois plongé dans le décor de l'Icehouse, on se croirait quelque part aux États-Unis, dans le Sud.

Photo: Bernard Brault, La Presse

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Quand je suis arrivée chez Icehouse, c'était déjà plein. En fait plus que plein: des gens attendaient dans l'entrée qu'une place se libère.

Une heure plus tard, j'attendais encore.

Si vous voulez aller faire un tour du côté de ce nouveau très cool tex-mex - et je vous le recommande -, n'arrivez pas à 18h30 un jeudi, comme moi. C'est une mauvaise idée, car les trois quarts du Montréal hipster aura eu la même.

Ce petit troquet ouvert l'hiver dernier par ceux qui nous ont déjà donné la brillante Kitchenette - dont le chef d'origine américaine Nick Hodge et sa conjointe Nathalie Doucet - est très populaire. Et minuscule.

Si c'était à refaire, j'irais donc un mardi à 20h. Mais là encore, je ne suis pas sûre qu'il ne faudrait pas attendre... À l'été, avec le beau temps qui va bien finir par arriver, la terrasse nouvellement inaugurée et les immenses fenêtres qui peuvent être ouvertes toutes grandes, ce petit resto spécialisé en tacos réinterprétés risque de cartonner. Surtout qu'installé à l'angle des rues Saint-Dominique et Roy E., il est au coeur d'un quartier en pleine effervescence.

D'ailleurs, allez-y en BIXI plus qu'en voiture si vous ne voulez pas perdre un temps fou à chercher du stationnement.

Après une heure d'attente, donc, un ami assis à une grande table a eu pitié de mon petit groupe et nous a invités à aller prendre les places laissées vacantes par quelques départs de convives de son côté. En quelques minutes, la conversation a repris de plus belle entre tout le monde. La beauté de cet endroit exigu, plutôt rustique, c'est un peu ça aussi. Tout est tellement rapproché, voire un peu empilé, qu'on finit aisément par avoir l'impression que tout le monde se connaît ou devrait se connaître.

Et cette ambiance est fort sympathique.

Mais ce qui fait la différence entre ce resto sans façon, où l'on mange dans des assiettes de carton, et bien d'autres du même genre dans le quartier, c'est aussi la qualité de ce qu'on y sert. Tout n'est pas parfait - la tarte frite à la pêche en conserve, par exemple, est d'une lourdeur inexcusable -, mais les tacos sont réellement savoureux, créatifs, recherchés.

On mord dans chaque bouchée pour le plaisir du feu d'artifice sous le palais. Coriandre, melon mariné, chipotle...

Une découverte: le taco aux champignons portobellos frits en lanières, conçu pour les végétariens, mais assez savoureux pour tout le monde. Combinés à du guacamole, des oignons frits, du pico de gallo - salsa de tomates et de jalapeños notamment -, les morceaux de champignons frits cèdent délicatement sous la dent, à la fois frais et boisés. Délicieux.

Autre grand succès à notre table: le taco au porc effiloché, délicatement rehaussé par la fraîcheur et l'abondance du persil. Détail intéressant: les tacos eux-mêmes sont cuits sur place et, sans être totalement rigides, ont un petit croquant extérieur qui les différencie des burritos, dodus et plus mous.

Les amateurs de cuisine du sud des États-Unis, dont se sont inspirés les propriétaires, remarqueront que la friture est très présente. Crevettes nordiques frites façon pop-corn, tacos au poisson frit, tacos au poulet frit. Toutefois, la légèreté et la finesse des panures qu'on attend dans un tel lieu, où une cuisine d'une certaine modestie est réinterprétée, ne sont pas toujours au rendez-vous.

Le menu compte beaucoup d'autres plats: lobster roll, poulet frit, huîtres, côtes levées au Dr Pepper, jalapeños farcis... Il y a aussi des beignets de crabes, copieux, juste assez relevés, très joufflus et donc pas du tout secs, voire un peu trop onctueux, manquant légèrement de charpente, d'acidité...

Les tacos sont vraiment la raison du détour. Surtout si on les accompagne de limonade maison «renforcée» au bourbon ou à la vodka.

À ne pas manquer aussi: les biscuits aux brisures de chocolat, servis tièdes, fondants, moelleux, au riche goût de beurre.

Icehouse

51, rue Roy E., Montréal, 514-439-6691

Prix: Tacos à 8$, beignet de crabe 12$, burrito au homard 20$, limonade à la vodka 9$, bière en fût 4$, biscuits 3$...

Vins: Deux sortes de bière en fût, gros pichets de limonade au bourbon... On ne va pas chez Icehouse pour déguster de fins grands crus, mais la carte propose des importations privées.

Genre: Petit troquet rustique, sans chichi. Drapeau du Texas peint sur la sortie de secours. Distributeurs de serviettes en papier accrochés aux murs. Bois partout. On se croirait quelque part aux États-Unis, dans le Sud, loin des néons, mais proche de la mer.

Faune: L'Icehouse est devenu rapidement un rendez-vous de hipsters et autres amateurs de cuisine bien faite à petit prix. Chaussures Topsiders de rigueur. Lunettes à la Xavier Dolan aussi.

Service: Gentil et efficace, mais vu la quantité de monde, pressé!

+ L'originalité de la cuisine, savoureuse, généreuse.

- L'absence totale de vaisselle. On mange sur des plateaux, dans du carton...

On y retourne? Oui. Si on réussit à trouver une place.




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