Les projets éducatifs originaux ont la cote. À l'heure actuelle, on compte 425 écoles publiques à vocation particulière au Québec, selon le ministère de l'Éducation.

Nathalie Côté, collaboration spéciale

En 2009-2010, près de 9% des jeunes Québécois suivaient un programme particulier. Ces élèves doivent réaliser les mêmes apprentissages que les autres, mais bénéficient d'un enrichissement supplémentaire ou d'un environnement différent. Coup d'oeil sur certaines de ces écoles pas comme les autres.

Écoles axées sur un domaine

Plusieurs écoles publiques offrent un programme misant sur un domaine en particulier comme les arts, le sport, les sciences, les langues ou l'informatique. Par exemple, les 1400 élèves de la maternelle au cinquième secondaire de l'école FACE, à Montréal, consacrent de six à neuf heures aux arts chaque semaine. Les élèves inscrits au programme élève-athlète de l'école primaire Saint-Arsène, quant à eux, passent deux heures de moins en classe chaque semaine et leur horaire est ajusté en fonction de leurs entraînements. Du côté de l'école primaire Fernand-Seguin, les 310 élèves «doués et talentueux» ont accès à un programme enrichi en sciences. Souvent, les élèves inscrits dans de tels programmes ou écoles doivent subir un test de sélection.

Écoles internationales

Les écoles internationales (ou programmes internationaux dans certaines écoles) proposent un enrichissement supplémentaire dans l'ensemble des matières. De plus, ce programme insiste sur l'engagement communautaire, notamment en imposant des heures de bénévolat. Au terme de leur secondaire, ces jeunes ont en poche un diplôme reconnu internationalement. Généralement, les jeunes sont sélectionnés en fonction de leurs résultats scolaires et d'un test d'admission.

Écoles alternatives

Le Québec compte présentement plus d'une trentaine d'écoles publiques alternatives, dont la majorité est de niveau primaire. Ces établissements ne prennent pas en compte la performance des enfants pour l'inscription. Elles se basent plutôt sur des entrevues afin de déterminer l'adhésion des parents au projet éducatif et leur engagement à participer à la vie de l'école. En effet, dans plusieurs de ces établissements, les parents sont tenus d'effectuer un minimum d'heures de bénévolat, notamment en organisant des activités pour les jeunes. Quant aux enfants, ils y apprennent de manière plus autonome et selon leur propre rythme. Souvent, on regroupe des enfants d'âges différents dans une même classe.

Pour filles seulement

La Commission scolaire de Montréal compte deux écoles secondaires publiques destinées uniquement aux filles, soit les écoles Louise-Trichet et Marguerite-De Lajemmerais. Plus de 1800 adolescentes fréquentent les deux établissements. Lors des inscriptions, la priorité est accordée aux élèves résidant sur le territoire de l'école, mais les jeunes filles habitant ailleurs peuvent également la fréquenter. Il n'existe pas d'école réservée aux garçons à la CSDM. Par contre, l'école secondaire Monseigneur Richard propose des groupes pour garçons en deuxième et troisième secondaire.

Enfin, des écoles s'inscrivent à des mouvements afin d'intégrer certaines valeurs à leurs programmes éducatifs. C'est notamment le cas du millier d'établissements verts Brundtland centrés sur le développement durable. La quinzaine d'écoles québécoises associées à l'UNESCO, quant à elles, font la promotion de la paix, des droits de la personne, etc.