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Portrait de famille: les Riggi

Stella Riggi et ses deux filles, Clara, 11... (Photo André Pichette, La Presse)

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Stella Riggi et ses deux filles, Clara, 11 ans, à gauche, et Marguerite, 10 ans.

Photo André Pichette, La Presse

Marie-France Léger
La Presse

Stella Riggi, chef de famille monoparentale, a construit une structure solide pour arriver à élever ses deux petites filles, tout en ayant un travail prenant. La routine et la stabilité sont là pour garantir l'équilibre.

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Clara (à gauche), 11 ans, adore pianoter sur sa tablette.

Stella, 51 ans, est directrice des ressources humaines et aime tout planifier. « La survie, c'est d'avoir une structure pour se libérer du temps. »

Marguerite, 10 ans, est souriante et délicate. 

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> PLANIFIER DES MOIS À L'AVANCE

Croyez-le ou non, en novembre, Mme Riggi est déjà en train de se renseigner pour les camps d'été. Elle veut ainsi s'assurer que les enfants feront des choses intéressantes, qu'elle-même aura des journées de vacances avec ses filles et que son travail ne va pas en souffrir. Pour Stella Riggi, avoir une vision claire des mois à venir procure un sentiment de contrôle inégalé.

> UNE ROUTINE POUR S'ENRACINER

« Plus c'est la routine, plus tu fais la même chose, moins tu planifies. » Mme Riggi parle en vraie gestionnaire, même - et surtout - en famille ! La routine est particulièrement recommandée chez les parents adoptants. On lui a fait comprendre que c'était la seule façon d'enraciner les enfants. Les soirs de semaine, rien n'est plus divertissant maintenant que de manger ensemble - bien manger, même - et discuter, rigoler. Moment si magique que les filles n'aiment pas quand le téléphone sonne entre 18 h et 20 h. « En fait, la routine, c'est devenu la tradition. »

> SE LIBÉRER DU TEMPS

Pour se libérer du temps de qualité le week-end, il ne faut pas gaspiller des heures précieuses la semaine. Si Stella a deux heures de liberté le vendredi soir après le travail, plutôt que d'organiser un 5 à 7, elle court faire le marché. Elle est ensuite libérée de ce poids pendant le week-end. Toutes les autres obligations, comme les activités parascolaires et les derniers achats, seront ficelées entre 9 h 30 et 15 h 30 le samedi. Au retour à la maison, le vrai congé peut commencer. Et au diable le ménage !

> FAIRE D'UNE PIERRE DEUX COUPS

Surveiller les « opportunités » pour Stella, c'est finalement se servir d'un événement pour en tirer le meilleur parti. Exemple : sa fille Marguerite fête son anniversaire le 8 décembre. Mais en déplaçant la fête d'enfants d'une semaine, à la mi-décembre, elle s'assure que les activités parascolaires seront terminées. Autre exemple : quand Marguerite suit son cours de violon, le samedi, Stella reste à l'école Vincent-d'Indy avec Clara pour l'aider dans ses apprentissages, au lieu de faire des allers-retours inutiles à la maison.

> UN RÉSEAU D'ENTRAIDE

Stella Riggi a acheté un duplex avec une amie qui a aussi adopté des enfants. Voilà qui s'appelle utiliser au maximum son réseau ! Et pour gérer encore davantage les risques, Mme Riggi, qui a déjà eu la même gardienne pendant huit ans, ne voulait plus dépendre d'une seule personne. Aujourd'hui, elle dispose d'un bassin de quatre tuteurs - des étudiants universitaires - qui viennent les soirs de semaine, selon un calendrier précis. En cas d'absence, ce sont les tuteurs eux-mêmes qui lui proposent des remplaçants ! Et si elle doit voyager, elle s'assure d'avoir la même étudiante à coucher une nuit ou deux.




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