Deux projets-pilotes, l'un à Montréal et l'autre à Québec, ont été mis en place pour accompagner de près les parents en guerre qui n'ont de cesse de rebondir devant les tribunaux.

Louise Leduc LA PRESSE

À Montréal, ces parents peuvent se voir proposer un «coordonnateur parental» désigné par le juge, et qui deviendra leur premier interlocuteur.

Plutôt que de retourner au tribunal pour ceci ou pour cela - «mon ex ne ramène jamais le petit à 20 h comme prévu», par exemple - , les parents verront le coordonnateur familial trancher. Parfois, ce dernier pourra même aller à l'encontre d'une ordonnance de garde si des aménagements sont nécessaires.

À Québec, Sophie Gauthier, avocate en droit de la famille, travaille pour sa part de façon bénévole à la mise sur pied d'un autre projet-pilote qui devrait voir le jour d'ici quelques mois.

Ici, l'idée est d'affecter un juge à un dossier afin d'assurer un meilleur suivi et d'éviter que des parents ne relancent sans cesse les hostilités en espérant un magistrat qui leur sera plus favorable, la prochaine fois.

Dans les deux cas, la participation des parents aux projets-pilotes se fait sur une base volontaire. «Pour un dossier de garde à Laval, par exemple, je viens d'obtenir une date d'audience dans un an. Entre-temps, une ordonnance d'urgence devra être obtenue, ce qui augmente encore les coûts.»