Moi, mon bonheur: Trixi Rittenhouse

Trixi Rittenhouse, l'artiste du projet «Tree Huggers».... (Photo André Pichette, La Presse)

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Trixi Rittenhouse, l'artiste du projet «Tree Huggers».

Photo André Pichette, La Presse

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Profession: Artisane, jardinière, instigatrice du projet des «Tree Huggers», rue Labadie, dans le quartier Mile End

Son histoire?

Dans les années 60 et 70, cette maman de deux filles devenues grandes (et nouvelle grand-maman) fabriquait tous les vêtements pour sa petite famille, «des habits de neige jusqu'aux maillots de bain». Jardinière aguerrie, Trixi, qui chaque printemps plante des fleurs dans les carrés d'arbre des rues Labadie et Hutchison, avait en sa possession des montagnes de vieux T-shirts. Armée d'une machine à coudre et de son imagination, elle a décidé de se servir de tout ce textile pour concevoir ses « tree huggers «, des personnages textiles qui envelopperont les 14 arbres de sa rue. «Il faut apprécier ces arbres-là qui prennent le monoxyde et donnent de l'oxygène», fait valoir cette ambassadrice du Jour de la Terre, qui compte inviter les enfants à l'inauguration de ses personnages, dimanche. Des personnages qui embrassent les arbres en toute sécurité, puisqu'ils sont munis d'attaches en velcro.

Comment est née l'idée des «Tree Huggers»?

«Je ne sais pas! (rires) Lors d'un voyage récent au Portugal, j'ai vu des rangées de palmiers auxquels on avait accroché des carrés et des cercles de tissus. Je me suis dit ce que ce serait cute de faire quelque chose comme ça, dans notre rue, pendant la Semaine de la Terre (du 22 au 29 avril). J'ai cousu une madame Dollorama, un bonhomme ethnique, une autre avec une marguerite... Je travaille avec des matériaux récupérés: des T-shirts, on en a tellement et on jette tout trop facilement.»

Que signifie pour vous le Jour de la Terre?

«Que la Terre, il faut en prendre soin. C'est une question de respect. Si on pense que notre ville est un dépotoir, si on ne conserve pas l'eau, on va jeter nos mégots par terre et on ne sera pas des gens qui vont acheter des voitures hybrides. Je ne suis pas une militante, je ne défile pas dans la rue. Je trouve seulement que c'est une idée sympathique pour notre petit quartier, de penser aux arbres et d'amener les enfants à en faire autant.»

Vous plantez aussi des fleurs?

«L'avenue du Parc, c'est une honte, je n'en reviens pas comment c'est sale, comment les gens jettent leurs déchets partout, raconte Trixi Rittenhouse, qui jardine aussi dans les rues d'Outremont, de Côte-Saint-Luc et de Notre-Dame-de-Grâce. Les gens ne respectent pas les carrés d'arbre et y jettent leurs cochonneries. J'y plante des vivaces pendant tout l'été, je les arrose et j'enlève les verres de Starbucks, les mégots de cigarette, les bouteilles de bière. Je suis aussi très connue des propriétaires de chien du quartier: je leur crie après quand les chiens vont dans les jardins.»

Avez-vous des lectures inspirantes sur l'environnement à nous proposer?

«Pas vraiment. Tout est trop déprimant, même les blogues. Par exemple, quand on voit toutes les données qui sortent sur ce qu'on fait à l'eau, on se sent dépassé. Personnellement, je ne peux rien faire, à part inciter les gens à avoir plus de respect. J'ai aussi l'intention de lancer un blogue, mais sur un ton amusant. Si vous contribuez à améliorer votre petit parterre, ça peut changer les choses.»

Les «Tree Huggers» de Trixi Rittenhouse embrasseront les arbres de la rue Labadie pendant une semaine, à compter de dimanche.




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