Âge: 53 ans

Mis à jour le 17 févr. 2012
Sylvie St-Jacques LA PRESSE

Sa devise: «J'ai eu ma phase «je m'en fous, je ne veux pas savoir» et aussi «pas de panique»!»

Profession: ex-mannequin, présidente fondatrice de l'agence Folio (qu'elle a vendue en 2008), maintenant prof de yoga et cofondatrice de Yogtrotter.

Son histoire?

Avant d'arriver au Canada, en 1980, Corinne Poracchia a exercé le métier de GO au Club Med. «En 1985, j'ai créé Folio, que j'ai montée et développée. Quand l'agence a eu 20 ans, j'aimais toujours ce que je faisais, mais j'ai eu envie de changer de direction. Je pratiquais le yoga depuis 1999 ou 2000. J'ai fait une première formation de professeur avec Lyne St-Roch et ensuite une seconde avec Mark Darby, parallèlement à mon travail à l'agence. C'était ma deuxième vie. À un certain moment, j'ai su que le milieu de la mode, c'était fini. Ça ne me motivait plus. Comme j'étais entrepreneur, tout le monde s'attendait à ce que j'ouvre un studio. Mais je tenais absolument à avoir mon temps libre et je voulais voyager.»

Qu'a révélé en vous la découverte du yoga?

«J'ai toujours fait du sport (aérobie, step, etc.). Mais à l'approche de la quarantaine, j'étais hyper tendue et tonique, fatiguée et stressée. Au début, l'idée du yoga était de trouver quelque chose pour contrebalancer tout ce stress. Ça a vraiment changé beaucoup de choses en moi et les gens au bureau me disaient: «Arrête pas! « Se retrouver sur un tapis, en contact avec ses sensations, cela amène un changement. On se sent plus complet, plus connecté.»

Yogtrotter, c'est quoi?

Avec sa fille et sa soeur, Corinne Poracchia s'est lancée dans l'aventure de Yogtrotter, au début de 2012. Yogtrotter a d'ores et déjà établi des liens avec plusieurs studios montréalais. «Le site propose quelques destinations pour les retraites de yoga et je vais accompagner deux d'entre elles (Italie et Corse) en tant que prof. Notre but est de servir d'agence pour les profs de yoga qui n'ont pas le temps d'organiser toute la logistique d'une retraite. Notre rôle sera de trouver des endroits intéressants, qui ne sont pas de l'hyper luxe, mais pas non plus le complètement baba cool.»

Pourquoi s'offrir une retraite de yoga?

«C'est comme une révélation, l'occasion de se donner une chance de se déposer. À chaque retraite, j'ai constaté que les gens en sortaient avec l'impression que quelque chose avait changé dans leur vie. Ça peut être une toute petite chose. Souvent, les gens qui viennent dans les retraites sont à bout. Beaucoup de choses ressortent dans les premières pratiques.»

Une personne d'influence dans votre vie?

«Mon conjoint, qui m'a accueillie quand je suis arrivée au Canada et soutenue quand j'ai ouvert Folio. Alex, ma fille, qui me motive et me donne envie d'aller plus loin. Et ma famille, qui est mon ancrage.»

Le dernier livre que vous avez lu?

L'enfant allemand de Camilla Läckberg.