• Accueil > 
  • Vivre > 
  • Animaux 
  • > Des puces pour ne pas perdre la trace de pitou et minou 
Source ID:339580; App Source:cedromItem

Des puces pour ne pas perdre la trace de pitou et minou

L'insertion d'une micropuce entre les omoplates de l'animal... (Photo : Martin Phelps, archives AP)

Agrandir

L'insertion d'une micropuce entre les omoplates de l'animal n'est pas dangereuse. L'intervention coûte de 40 $ à 100 $.

Photo : Martin Phelps, archives AP

L'automne dernier, le service de contrôle animal de la ville de Toronto a offert à un tarif très préférentiel à ses résidants d'insérer une micropuce sous la peau de leur chat ou de leur chien, afin de le localiser s'il devait se perdre ou s'échapper.

Un procédé que les maîtres de chiens et de chats ayant déjà traversé l'Atlantique connaissent bien, car il est obligatoire pour pouvoir passer les douanes européennes. Il s'agit d'une petite capsule de la taille d'un grain de riz, insérée sous la peau entre les deux omoplates. Marquée d'un numéro de série, elle permet aux animaux égarés d'être identifiés et dirigés vers leur foyer grâce à un simple coup de scanner. La puce est activée par le champ électromagnétique d'un appareil lecteur et émet alors son code composé de 15 chiffres, associé aux renseignements sur les propriétaires de l'animal.

«La puce n'a pas de batterie et n'est absolument pas dangereuse. Ça fonctionne sur le principe de la résonance magnétique. Certaines entreprises vont vous facturer pour maintenir à jour vos informations dans leur banque de données. Il faut bien se renseigner au moment de la faire implanter. Assurez-vous aussi que vous pouvez faire changer sans frais les informations de votre puce», précise la Dre Sarah Annie Guénette, présidente, chef des opérations et directrice médicale des cliniques vétérinaires Anima-Plus.

Il faut compter entre 40 $ et 100 $ pour le micropucage, incluant les frais d'enregistrement dans la base de donnée qu'on peut consulter 24 h sur 24 h.

Au Québec, les SPCA utilisent déjà ce système pour tous les animaux qu'elles offrent en adoption. Selon une étude menée sur 7700 animaux publiée par le Journal of The American veterinary Medical Association, 52,2 % des chiens et 38,5 % des chats ayant une micropuce sont retrouvés par leurs propriétaires, contrairement à seulement 21,9 % des chiens et 1,8 % des chats non dotés de micropuces.

Tatouage, médaille ou puce?

Le tatouage a longtemps été un moyen d'identification répandu. Aujourd'hui, seuls certains éleveurs le pratiquent encore. L'enregistrement du numéro de tatouage et des coordonnées de l'animal s'effectue auprès de la Société Centrale Canine. Tout changement d'adresse ou de propriétaire doit ensuite être signalé.

«Au Québec, c'est encore une très grande minorité de propriétaires qui font insérer une micropuce à leur animal. Quand les vétérinaires vaccinent les chiens et les chats contre la rage, ils leur donnent une médaille avec les coordonnées de leur clinique dans le cas où il est retrouvé. Ça fonctionne bien et c'est un bon complément, mais contrairement à la micropuce, la médaille peut être perdue ou retirée. Alors, on recommande de plus en plus de faire poser la puce, surtout au moment de la stérilisation, pour profiter de l'anesthésie», dit la Dre Sarah Annie Guénette.

Il est en effet nécessaire d'utiliser une aiguille assez large (du même genre que les intraveineuses pour les humains) pour insérer la puce. Un fabriquant travaille actuellement à mettre sur le marcher une capsule dont la taille serait réduite de moitié.

«C'est certain que ça coûtera plus cher. Elles ressemblent à celles utilisées pour le marquage des animaux sauvages», explique le vétérinaire.

S'il existait plusieurs sortes de puces différentes il y a 10 ans pouvant être lues par différents lecteurs, l'American Canine Association recommande aujourd'hui une seule micropuce, la FDX-B (dont la lecture se fait à une fréquence de 134,2 kilohertz), qui est également préférée partout dans le monde.

«Nous avons vécu d'heureux dénouements grâce aux micropuces. Les gens nous amènent des chats perdus, on les scanne et s'ils sont micropucés, on trouve facilement leurs propriétaires», précise Sarah Annie Guénette.




Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer