Le géant de l'alimentation General Mills reconnaît avoir fait de la publicité dirigée directement aux enfants en créant un site Internet inspiré par ses céréales à déjeuner Lucky Charms. Ce faisant, le procès qui devait l'opposer à l'Office de protection du consommateur est annulé.

Mis à jour le 25 févr. 2009
Stéphanie Bérubé LA PRESSE

Le mois dernier, c'est Saputo qui reconnaissait ses torts pour la campagne Igor menée directement dans les Centres de la petite enfance. Deux revirements de situation, coup sur coup, qui font bien plaisir à la Coalition québécoise sur la problématique du poids qui avait déposé les plaintes contres les multinationales de l'alimentation. «Notre loi est reconnue partout dans le monde, mais c'est la première fois qu'elle est véritablement appliquée», se félicite Suzie Pellerin, qui dirige le regroupement. D'après elle, les cas Saputo et General Mills envoient un message clair à l'industrie: on ne peut pas contourner la loi en donnant des gâteaux et des collants en cadeaux aux enfants ou en les invitant à jouer sur un site Internet.«Pour bien des gens, la publicité, c'est encore les annonces à la télé et à la radio, dit-elle. Avec ce dernier cas, on vient de changer de cadre.»

Au Québec, la loi sur la protection du consommateur interdit la publicité directement destinée aux enfants de moins de 13 ans, mais c'est la première fois qu'un cas s'intéresse à l'utilisation d'Internet comme moyen pour rejoindre les bambins, dans le confort de leur foyer et souvent à l'insu de leurs parents.