Les lentilles numériques, apparues ici il y a moins de cinq ans, occupent déjà chez certains lunettiers de 30% à 40% du marché. Elles se démarquent de leurs ancêtres par leur précision, tributaire du mode de fabrication. Alors que les verres traditionnels étaient moulés, la forme des numériques est plutôt calculée par un ordinateur.

Mis à jour le 17 févr. 2009
François Perreault, collaboration spéciale LA PRESSE

«Il en résulte des lunettes plus proches de la prescription, explique Francis Cormier, de la succursale New Look de l'avenue du Mont-Royal, à Montréal. Auparavant, une prescription de -2 pouvait se traduire par un verre, par exemple, à -2,6. Les verres numériques, eux, correspondent à 0,005 près à l'ordonnance de l'optométriste.»

Le spécialiste explique que les lentilles numériques sont avantageuses pour les utilisateurs de foyers progressifs. «La numérisation permet de faire cohabiter myopie et presbytie dans un même verre, indique-t-il. Par conséquent, la transition est plus facile quand le regard passe de l'éloigné au rapproché, et vice-versa.»

Concrètement, cela signifie qu'il n'est plus nécessaire de bouger la tête pour s'ajuster à la consultation d'un journal ou lors de la lecture sur un écran d'ordinateur, le faisceau couvert étant plus large.

Autre avantage, les verres deviennent du sur mesure et sont mieux adaptés à la morphologie du visage. On pourra de cette façon ajuster la distance entre eux et les yeux, incliner parfaitement le verre selon les courbures de l'oeil, etc.

De tels progrès ont toutefois un prix. Ainsi, alors que des verres conventionnels progressifs tournent autour de 450$, les numériques se situeront de 550$ à 700$, certains étant même offerts pour 800$.