Le domaine De Morgenzon, en Afrique du Sud, a trouvé un ingrédient secret pour nourrir ses vignes: de la musique. De passage à Montréal cette semaine, le représentant de l'entreprise a assuré que les airs baroques ont des effets notables sur le vignoble.

Karyne Duplessis-Piché, collaboration spéciale CYBERPRESSE

«Les vignes qui profitent de la musique sont plus uniformes, en particulier lors de la véraison (le moment où les grappes de raisin prennent leur couleur finale), que celles sur les parcelles où il n'y a pas de musique», assure l'oenologue du domaine Carl Van Der Merwe.

La musique classique est retransmise par haut-parleurs aux quatre coins de la propriété depuis trois ans. Jour et nuit, les vignes sont ainsi bercées par les mélodies au risque de déranger les voisins.

«Lorsque le vent souffle très fort, les voisins se plaignent parfois de la musique, raconte Carl Van Der Merwe. On ajuste alors le volume.»

Mais ce n'est pas tout! La musique se fait aussi entendre lors de la vinification et de l'élevage en barrique des vins. Cette pratique est plus courante selon l'oenologue.

Les propriétaires du domaine se sont inspirés de l'étude du scientifique japonais Masura Emoto pour mettre sur pied cette façon de faire. Emoto a établi dans les années 90 que la musique classique a un impact sur l'eau. Elle permettrait de structurer la matière et de former des cristaux.

Le représentant du vignoble admet toutefois qu'il est encore trop tôt pour voir un résultat sur les vins. Mais il croit que les airs baroques permettent aux raisins d'être mieux équilibrés. Il espère donc élaborer des cuvées avec moins d'alcool.