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Les vignerons ontariens subissent les conséquences d'un hiver rude

Les amateurs de vin auront bien du mal à trouver un merlot ou un sauvignon... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Maria Babbage
La Presse Canadienne
TORONTO

Les amateurs de vin auront bien du mal à trouver un merlot ou un sauvignon blanc 2014 produit dans la région de Niagara au cours des prochaines années.

Ces deux vins sont des victimes collatérales du vortex polaire qui s'est abattu sur le sud de l'Ontario l'hiver dernier. La saison hivernale froide et prolongée a laissé des traces sur les vignes, certaines ayant plus souffert que d'autres.

Le riesling, le vidal blanc et le baco noir font partie des cépages les plus résistants au froid, tandis que le merlot et le syrah sont moins tolérants, indiquent des experts.

Il n'y aura tout simplement pas de merlot 2014 produit dans la région de Niagara, affirme Derek Saunders, fondateur avec sa femme de l'entreprise Calamus Estate Winery près de Beamsville, en Ontario.

M. Saunders est catégorique: aucun merlot 2014 ne sera disponible sur les tablettes, tandis que les quantités de sauvignon blanc seront minuscules. Mais il se résigne: les vignerons sont soumis aux volontés de mère Nature, et ils doivent accepter cet état de fait.

Le taux de survie des bourgeons de sauvignon blanc varie de sept % le long de la côte nord du lac Érié à 51 % à Four Mile Creek, dans le centre de Niagara-on-the-Lake, selon les plus récentes données fournies par le programme VineAlert. Le taux de survie des bourgeons de merlot va de quatre % au nord du lac Érié à 64 % le long des rives de rivière Niagara.

On ne connaît pas encore exactement l'ampleur des dégâts causés par l'hiver rude, puisque les données finales de la récolte ne seront pas connues avant la mi-novembre, souligne Debbie Zimmerman, directrice générale de l'association des producteurs de raisins de l'Ontario.

Mais mère Nature peut aussi être généreuse: les conditions climatiques du printemps et de l'été ont été exceptionnelles dans la région, indique Mme Zimmerman. Les journées chaudes et les fortes pluies du mois de mai sont arrivées juste au bon moment et ont aidé les vignes à se remettre d'un hiver difficile, a-t-elle expliqué.

La production risque d'être moins importante cette année, mais la qualité sera exceptionnelle, a ajouté Mme Zimmerman.

«Nous sommes un peu en attente à cause de toutes les variations climatiques que nous avons, a-t-elle expliqué. Personne ne dit que c'est un désastre. Nous disons seulement qu'il faut attendre de voir comment la récolte progresse.»




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