Les textos sont le mode de communication privilégié pour plus d'adolescents américains que les rencontres en personne, selon une étude publiée lundi par l'organisation indépendante Common Sense Media.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Quelque 35% des 13-17 ans interrogés lors de l'étude indiquent préférer les textos, contre seulement 32% pour l'échange en face à face.

Lors de la dernière enquête réalisée par Common Sense, en 2012, la rencontre en personne arrivait largement en tête (49%) devant les messages (33%).

À travers les textos, les réseaux sociaux (16%), la conversation vidéo (10%) ou la conversation téléph onique (5%), plus des deux tiers des ados américains optent, quand ils le peuvent, pour la communication à distance, alors qu'ils n'étaient qu'une moitié il y a six ans.

Parmi les personnes de 13 à 17 ans interrogées, plus de la moitié (51%) indiquent envoyer des textos au moins une fois par heure, et 21% «presque en continu».

Quant aux réseaux sociaux, ils font partie de la vie de 81% des sondés et sont «extrêmement importants» ou «très importants» pour 32% des adolescents.

Quelque 70% des adolescents sondés disent consulter «plus d'une fois» par jour les réseaux sociaux, alors qu'ils n'étaient que 34% en 2012.

Sans surprise, la plateforme la plus utilisée par cette tranche d'âge est Snapchat (63%), devant Instagram (61%) et Facebook (43%). En termes de préférence, Snapchat possède une nette avance, avec 41% contre 22% pour Instagram, qui arrive deuxième.

La proportion de 13-17 ans possédant leur propre smartphone est passée de 41% à 89% entre 2012 et 2018.

Quelque 54% des adolescents qui utilisent les réseaux sociaux considèrent que cela nuit à l'attention qu'ils portent aux personnes qui sont physiquement avec eux.

Ils estiment aussi à 42% que le temps passé sur les réseaux sociaux les empêche de passer plus de temps avec leurs amis en personne.

À en croire leurs déclarations aux sondeurs, les adolescents américains conservent une distance avec le monde des réseaux sociaux, 66% de ceux qui les utilisent estiment pas ou peu important le fait de se faire de nouveaux amis ou de gagner des abonnés.

Pour 55% d'entre eux, il est peu ou pas important que leurs publications reçoivent des «likes».

L'étude a été réalisée en ligne auprès d'un échantillon de 1141 jeunes âgés de 13 à 17 ans, du 22 mars au 10 avril.