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L'Europe doit investir dans la 5G, selon Alcatel-Lucent

Un employé d'Alcatel-Lucent vérifie des câbles au siège-social... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

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Un employé d'Alcatel-Lucent vérifie des câbles au siège-social de l'entreprise situé à Antwerp, en Belgique, le 23 juin 2014.

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Agence France-Presse
PARIS

Le directeur général de l'équipementier en télécommunications Alcatel-Lucent, Michel Combes, a estimé vendredi «indispensable» que l'Europe investisse pour être en position de force sur la 5G, un nouveau réseau à très haut débit devant permettre de connecter encore plus d'objets à internet.

«L'enjeu pour l'Europe est de revenir dans la course et de reprendre un certain leadership en matière technologique», après l'influence réduite qu'elle a exercée sur les dernières générations de normes de téléphonie mobile, la 3G et la 4G, a insisté M. Combes au micro de Radio Classique.

«Il est essentiel que l'Europe puisse jouer sa partition, d'où la nécessité que les acteurs investissent, se ressaisissent et là, l'Europe a un rôle à jouer», a souligné le patron, tout juste rentré du Congrès mondial de la téléphonie mobile de Barcelone.

Il s'est réjoui que le commissaire européen Günther Oettinger, chargé du numérique, ait été «excessivement offensif à Barcelone pour exprimer la nécessité d'investir dans le numérique».

M. Combes n'a de cesse de «demander un new deal dans le numérique, c'est-à-dire une reprise de l'investissement et une refonte complète des règles de concurrence en Europe qui permettent l'émergence de grands groupes au plan européen et mondial pour se battre à armes égales avec les grands groupes asiatiques ou américains».

Une arrivée de la 5G est envisagée dès 2020.

En tête du palmarès français des demandeurs de brevets, Alcatel-Lucent, qui s'est repositionnée depuis deux ans sur l'internet et l'accès à très haut débit, réalise «plus de 2,2 milliards d'investissements par an dans la R&D [recherche et développement]», a souligné M. Combes.

Près de 85 % des salariés du groupe français travaillent désormais dans le domaine de la R&D et «25 % de la R&D se fait en Europe» dont la moitié en France, rappelle le dirigeant.

C'est le résultat de «la qualité de la formation des ingénieurs français» et du «Crédit impôt recherche qui permet de rendre la R&D française compétitive par rapport aux autres pays européens», a-t-il dit.




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