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Radio terrestre: là pour rester

La radio terrestre existe depuis la fin du XIXe siècle et elle n'est pas en voie de disparition. Tous les intervenants rencontrés par Le Soleil affirment qu'elle aura toujours sa place sur les ondes malgré l'arrivée des radios satellites et internet.

«La radio a survécu à toutes sortes de tempêtes. Elle a toujours réussi à passer à travers, rappelle le président de Corus pour le marché du Québec, Hermann Charest, qui travaille en radio depuis 30 ans. Sa force est qu'elle sait s'adapter en raison de sa proximité avec ses auditeurs.»

La radio terrestre n'a effectivement pas le choix d'être à l'écoute de ceux qui l'écoutent. Les auditeurs sont son pain et son beurre. Plus une station a un grand nombre d'auditeurs, plus elle réussit à attirer des annonceurs, qui s'avèrent essentiels à sa survie. Si les auditeurs décident qu'ils n'aiment pas un animateur, celui-ci ne fera pas long feu à la station. Une simple question de rentabilité.

Pas de tremblement de terre

La radio terrestre s'est s'adaptée au fil du temps, suivant les modes de la talk radio ou de la musique. L'apparition ces dernières années de la radio internet et satellite a quelque peu ébranlé les ondes terrestres, mais il n'y a pas de tremblement de terre à l'horizon. Les impacts sur la radio traditionnelle restent encore assez minimes. «Les radios terrestres vont continuer à exister», croit André Di Cesare. Lors d'une récente conférence à la TELUQ, le vice-président de XM satellite pour le Québec avançait que les radios terrestres joueraient de plus en plus un rôle local. «La radio terrestre de demain deviendra une radio de service local. La radio satellitaire ne pourra jamais faire ça», soulignait-il.

«La radio est un média de proximité, renchérit la professeure de l'Université Laval, Dominique Payette. La montée des radios communautaires à Québec le démontre. Les gens veulent entendre parler de ce qui se passe chez eux.» Et ça, les radios terrestres sont les mieux placées pour le faire.

Gratuité et accessibilité

Autres forces de la radio terrestre : sa gratuité et son accessibilité. On peut l'écouter à la maison, dans l'automobile, au boulot et dans l'autobus sans avoir besoin d'un appareil coûteux.

La radio terrestre joue également un rôle dans la promotion de la musique de chez nous. En raison du quota imposé par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, les stations doivent faire jouer 65 % de musique francophone sur leurs ondes. Certains diront qu'elles font jouer les mêmes artistes ad nauseam et qu'elles ne donnent pas assez de place aux artistes de la relève ou à ceux qui ne font pas de la musique populaire. Mais ça, c'est un autre dossier...

Selon les intervenants rencontrés, les radios terrestre, satellite et Internet peuvent très bien cohabiter sans entrer véritablement en concurrence. «Tout le monde va trouver sa niche», conclut Hermann Charest.

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