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Atomic Fiction, le studio qui ne veut pas grossir

La série Game of Thrones fait partie des... (PHOTO HELEN SLOAN, ASSOCIATED PRESS)

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La série Game of Thrones fait partie des mandats du studio d'effets visuels montréalais Atomic Fiction.

PHOTO HELEN SLOAN, ASSOCIATED PRESS

Ils sont trois studios étrangers d'effets visuels à s'être implantés à Montréal depuis deux ans. Technicolor/MPC et Framestore ont augmenté leurs effectifs montréalais à coups de centaines d'employés. Le troisième studio du groupe, Atomic Fiction, n'a pas cette ambition.

Le studio Atomic Fiction a entre autre travaillé... (Photo tirée d'une vidéo d'Atomic Fiction) - image 1.0

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Le studio Atomic Fiction a entre autre travaillé sur le film Star Trak Into Darkness avant de s'implanter à Montréal. 

Photo tirée d'une vidéo d'Atomic Fiction

Au contraire, la devise d'Atomic Fiction est « small is beautiful ». À son arrivée à Montréal en septembre dernier, l'entreprise voulait avoir 100 employés d'ici 2017. Le plan n'a pas changé. « Nous ne voulons pas être plus gros que 100 employés. Nous chérissons notre culture d'entreprise et après une certaine taille, c'est beaucoup plus difficile de maintenir votre culture et vos valeurs d'entreprise », dit Ryan Tudhope, cofondateur d'Atomic Fiction responsable du studio montréalais, en entrevue avec La Presse.

Montréal a attiré trois studios étrangers d'effets visuels depuis 2013. Technicolor/MPC et Framestore, deux géants de réputation internationale, sont passés d'un studio montréalais de 200 employés à respectivement 560 et 300 employés. À sa décharge, Atomic Fiction n'est pas bâti sur le même moule que les deux autres studios étrangers. L'entreprise ne compte qu'une cinquantaine d'employés à son siège social d'Oakland. Les deux fondateurs d'Atomic Fiction, Ryan Tudhope et Kevin Baillie, se connaissent depuis l'école primaire à Seattle. Après avoir obtenu leur diplôme secondaire, ils font leur apprentissage au sein du mythique studio Industrial Light & Magic fondé par George Lucas. Ils ont ensuite travaillé au sein de plusieurs autres studios - assez pour savoir ce qu'ils voulaient et ce qu'ils ne voulaient pas quand ils ont fondé Atomic Fiction en 2011.

« Nous avons remarqué que quand un studio atteignait 150 ou 200 employés, il y avait toutes sortes de mauvaises expériences, dit Ryan Tudhope, 36 ans. Vous ne savez plus le nom de vos employés. » Dans une industrie où la marge de profits varie entre 4 % et 7 %, il faut savoir gérer ses dépenses. 

« Quand vous devenez trop gros, vous devez nourrir la bête et prendre vos décisions en fonction de ça. Nous voulons être vraiment bons et prendre le temps de croître correctement. » 

Pourquoi Montréal?

Atomic Fiction a choisi Montréal principalement pour trois raisons : le mandat du film The Walk qui a été tourné à Montréal, le crédit d'impôt de 36 % (il n'y en a pratiquement pas en Californie) et l'ascension de Montréal comme l'une des capitales mondiales des effets visuels. « Nous avons senti que Montréal était une association naturelle, que l'industrie y était expérimentée, mais en croissance - comme notre entreprise », dit Ryan Tudhope, qui a apprécié qu'Investissement Québec et Montréal International aient respecté son souhait de rester un studio de taille moyenne.

Inauguré en septembre dernier, le studio montréalais d'Atomic Fiction a une quarantaine d'employés - soit autant que le siège social d'Oakland - et compte se rendre à une soixantaine d'employés d'ici la fin de l'été. D'ici 2017, Atomic Fiction aura une centaine d'employés à Montréal, un seuil déjà atteint par bien des studios à propriété québécoise, comme Rodéo FX, Mokko et Digital Dimension. 

Les premiers mandats du studio montréalais d'Atomic Fiction ont été The Walk (sortie prévue en octobre 2015), un film de Robert Zemeckis sur le funambule Philippe Petit mettant en vedette Joseph Gordon-Levitt, la cinquième saison de la série télé Game of Thrones ainsi que le film Deadpool (sortie en 2016), mettant en vedette Ryan Reynolds.

Les effets visuels et le nuage

Atomic Fiction pense avoir trouvé une façon de révolutionner la façon de faire des effets visuels : en utilisant l'informatique en nuage (« cloud computing »). Traditionnellement, les studios utilisent leurs serveurs internes pour faire les effets visuels. Le fait que les serveurs soient utilisés de façon inégale durant la durée du mandat (peu de demande au départ, beaucoup à la fin) rend le processus plus complexe. En utilisant uniquement des serveurs sur nuage, le processus est ainsi « décomplexifié ». En collaboration avec l'engin sur le nuage de Google, Atomic Fiction a justement conçu un logiciel d'effets visuels sur le nuage, Conductor IO, qui devrait être lancé d'ici la fin de l'année. « Ce sera un grand changement pour notre industrie », pense Ryan Tudhope.




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