Beenox lance ce matin son tout nouveau jeu, Monsters vs. Aliens, juste avant le lancement par Dreamworks, jeudi, du film portant le même nom. Il s'agit du deuxième projet majeur de Beenox avec Dreamworks avec le jeu Bee Movie.

Yves Therrien LE SOLEIL

Cette fois, c'est le studio de Québec qui a produit les différentes versions pour Activision sur les consoles Wii, PS2, PS3 et Xbox 360 en plus de la version PC. Et selon les gens de Beenox, c'est tout un exploit d'avoir produit et porté en 15 mois ce jeu sur toutes les consoles. Au plus fort de la production, 80 personnes s'attelaient à la tâche.

Dans la courte démonstration à laquelle Le Soleil assistait, il y a beaucoup d'action dans un univers très techno. «Il ne manquera pas d'action, confirme Thomas Wilson, directeur de création. Le jeu offrira une dizaine d'heures de jeu pour les jeunes joueurs et un peu moins pour les joueurs aguerris.»

Le jeu, de type familial, vise principalement le groupe des 8 à 12 ans et devrait particulièrement attirer les garçons à cause des monstres et des extraterrestres, selon M. Wilson. En plus, l'équipe de développement a ajouté une fonction coopérative de sorte qu'un adulte ou un ami peut se joindre au jeu pour aider l'enfant à passer un niveau comme soutien à la mission pour passer un tableau de l'aventure.

Dans le film, il y a cinq personnages, mais dans le jeu, les joueurs en contrôleront trois alternativement, comme dans une course à relais où chaque personnage a un bout de mission à réaliser. Il y a Susan, haute de 50 pieds, renommée Genormica, le maillon manquant qui est mi-poisson mi-singe, et B.O.B., une espèce de gélatine qui colle partout. L'insectosaure apparaît accessoirement dans le jeu, mais il agit de façon autonome alors que le cerveau des opérations des monstres, le Docteur Cafard, apparaît pour les commentaires et les tutoriels. C'est en quelque sorte lui que personnifieront les amis en mode coopératif, sans jamais le voir.

Le jeu se déroule à la troisième personne d'une manière linéaire sans avoir à contrôler les points de vue de caméra. «C'est plus facile pour les jeunes joueurs, estime M. Wilson. Et dans la version pour la console Wii, il faut brasser la manette pour certaines actions. C'est plus physique qu'avec les autres manettes.»

Dans le jeu, l'histoire commence avant celle du film, alors que les monstres sont emprisonnés dans une base militaire secrète dans le Grand Canyon dont on ne peut donner le nom. On voit dans les séquences animées l'évasion de Genormica et le début des combats contre les robots. Les deux histoires se rejoignent au quatrième tableau, alors que les monstres acceptent de combattre les extraterrestres et leurs robots en échange de leur liberté.

Lors de la démonstration, Le Soleil a pu constater la qualité du graphisme, la fluidité des mouvements et la beauté des animations.