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Jeu vidéo: en route vers de nouveaux sommets

Lise Fournier
Le Soleil

C'est fou ce que l'industrie du jeu vidéo va bien au Québec ! La croissance moyenne a été de 25% en 2007; celle de la région de la capitale a atteint 43%. Les moyennes et grandes entreprises roulent à plein régime.

Sarbakan, spécialiste des jeux interactifs pour le Web, a dépassé le cap des 100 employés. Et le président Guy Boucher affirme qu'il y aura d'autres embauches.

«On a connu, en 2007, une augmentation du chiffre d'affaires d'environ 30 % et on s'attend à sensiblement la même chose l'an prochain.»

Guy Boucher reste optimiste malgré la montée du dollar canadien. «Pour faire contrepoids, dit-il, nous devrons améliorer notre productivité en étant plus créatifs.» Et selon lui, c'est réalisable. Il songe aussi à confier en sous-traitance des parties de contrats à faible valeur ajoutée. Une avenue qui, selon lui, risque de s'ouvrir davantage en raison des difficultés à recruter.

Il y a quelques mois à peine, on prévoyait que la région atteindrait 700 emplois directs dans l'industrie du jeu d'ici 2009. Mais aujourd'hui, l'objectif est révisé à la hausse avec l'expansion de Beenox, une filiale de la multinationale Activision, qui annonçait, en mai, la création de 200 nouveaux emplois au cours des 24 prochains mois. D'ailleurs l'entreprise déménagera, au printemps, dans un nouvel immeuble que GM Développement est en train de construire coin Charest et Dorchester.

Quant à Ubisoft Québec, le studio qui a ouvert il y a à peine deux ans, emploie aujourd'hui 175 personnes. Et le recrutement se poursuit, affirme Chantale Cloutier, porte-parole du studio. Du côté des jeux sur cellulaires, Humagade est bien en selle et bénéficie de l'engouement des consommateurs pour cette plate-forme de jeux qui gagne en popularité partout dans le monde

Et que dire de Frima Studio! En plus de produire des jeux en ligne pour les sorties de films des grands de Hollywood. Frima a conçu, l'an dernier, avec Corus, un jeu massivement multijoueur. Et l'entreprise de Québec lançait en mai une production maison du nom de Peter Flat, qui aujourd'hui se retrouve sur Big Fish Games, le deuxième plus gros portail de jeux aux États-Unis.

L'analyste Jean-François Dumais, qui travaille pour TechnoCompétences - un organisme de soutien aux technologies de l'information (TI) et du multimédia - confirme que l'industrie québécoise du jeu est en pleine expansion.

«L'expertise et la réputation de nos entreprises se sont répandues à l'échelle mondiale, dit-il. Et au Québec, nous avons la chance d'avoir tous les types d'industries, que ce soit des développeurs de jeux sur console, sur Web ou sur cellulaires.»

À court terme, Jean-François Dumais avance que la promotion des carrières dans l'industrie demeurera toutefois une priorité. Pour lui, le site Internet www.macarrièreenjeu.com a été l'initiative de l'année, mais il faudra déployer d'autres efforts afin d'attirer plus de jeunes vers les programmes du multimédia.

Electronic Arts

Alain Tascan, directeur général d'Electronic Arts, à Montréal, estime que l'année 2007 en a été une de transition. «L'industrie du jeu est cyclique», dit-il en entrevue. Tous les cinq ans, les manufacturiers d'électronique sortent des nouvelles machines (Wii, XBox 360, PlayStation2) et l'industrie du jeu doit suivre la cadence, produire de meilleurs graphiques, des scénarios plus sophistiqués.

Selon lui, le Québec est une terre de choix pour ce type de défis. «Il y a ici une réelle créativité et une sensibilité culturelle plus forte qu'ailleurs.» Mais à ses yeux, les gouvernements devront faire davantage pour promouvoir les talents du multimédia et même en importer, au besoin. «Les collèges et les universités ont mis des efforts, lance-t-il, mais il y a encore beaucoup à réaliser.»

Electronic Arts fera du bruit en 2008. «Nous avons des produits prêts à conquérir la planète. Et ils seront très novateurs», conclut Alain Tascan.




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