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Vidéo à la demande: Alibaba veut devenir le «Netflix chinois»

Le Wall Street Journal avait indiqué en mai que Netflix... (PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Le Wall Street Journal avait indiqué en mai que Netflix était en discussions avec Wasu Media Holding, une société qui compte parmi ses actionnaires le président d'Alibaba Jack Ma (au centre), pour s'introduire en Chine, en dépit de restrictions réglementaires très fortes.

PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
Pékin

Alibaba va lancer en Chine un service sur abonnement de vidéo à la demande, pour lequel il produira des contenus originaux, a annoncé le géant chinois du commerce en ligne, avec l'ambition de «devenir ce que sont Netflix et HBO aux États-Unis».

Ce nouveau service sera proposé d'ici à deux mois via des boîtiers décodeurs pour téléviseurs et postes «connectés», a expliqué samedi Liu Chunning, président de la branche divertissement numérique.

Une partie des films, séries et émissions proposés seront des programmes étrangers achetés par Alibaba, mais le groupe produira également ses propres contenus originaux, a précisé M. Liu, cité par l'agence Bloomberg News.

Une série policière serait déjà en préparation.

«Nous avons l'intention de devenir (en Chine) ce que sont Netflix et HBO aux États-Unis», a assuré M. Liu, en citant les mastodontes américains de la vidéo en ligne et de la télévision câblée, réputés pour leurs séries non conventionnelles et percutantes.

Le Wall Street Journal avait indiqué en mai que Netflix était en discussions avec Wasu Media Holding, une société qui compte parmi ses actionnaires le président d'Alibaba Jack Ma, pour s'introduire en Chine, en dépit de restrictions réglementaires très fortes.

L'annonce d'Alibaba, en marge du Festival de cinéma de Shanghai, ouvre en tout cas la voie à un modèle payant encore balbutiant en Chine.

Les plateformes vidéos chinoises restent quasi intégralement gratuites, financées par la publicité --à l'image de Youku, site de vidéo en continu dont Alibaba contrôle près de 20%.

Le marché chinois de la vidéo en ligne n'en est pas moins évalué à 5,2 milliards d'euros et devrait «presque tripler» d'ici à 2018 selon le cabinet shanghaïen iResearch.

Et ce en dépit d'un net durcissement de la censure, dont plusieurs séries américaines ont récemment fait les frais.

La concurrence ne cesse de s'aiguiser, avec des efforts accrus de Tencent, autre géant du web associé à la plateforme Sohu, tandis que le fabricant de téléphones intelligents Xiaomi s'était dit prêt en novembre à investir 1 milliard de dollars pour muscler ses contenus télévisés.

De son côté, Alibaba, qui possède son propre studio (Alibaba Pictures), avait dévoilé un accord avec le groupe hollywoodien Lionsgate pour proposer des séries comme Mad Men ou les populaires franchises cinématographiques Twilight et Hunger Games.

Depuis sa fracassante introduction en Bourse à Wall Street l'automne dernier, Alibaba ne cesse de poursuivre sa diversification via des acquisitions à marche accélérée.

Dans sa dernière opération en date, le groupe a annoncé début juin un investissement «stratégique» de 194 millions de dollars (172 millions d'euros) dans la firme chinoise d'informations et de données financières CBN (China Business News).




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