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Musique en ligne: Rdio tente la grande convergence

Rdio est loin d'être le seul service de... (Photo Digital Vision/Thinkstock)

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Rdio est loin d'être le seul service de streaming à offrir de la musique à la pièce ou en station de radio; Spotify et Deezer, les deux grands acteurs mondiaux, ont intégré eux aussi les deux aspects, tout comme souhaitent le faire Google et Apple.

Photo Digital Vision/Thinkstock

Êtes-vous du type iTunes ou Songza? Préférez-vous acheter votre musique à la pièce ou laisser un logiciel choisir pour vous? Rdio, un des plus gros services de streaming musical au Canada, entend bien rendre cette question dépassée.

L'entreprise de San Francisco, qui se décrit comme un «jukebox social» offrant 30 millions de chansons, rendra disponible ce matin sa nouvelle interface qui gommera les frontières entre les deux visions de la musique en ligne.

La Presse a pu naviguer dans cette application complètement repensée, mêlant de façon unique les listes de lecture, les commentaires d'amis et les chansons téléchargées. «C'est notre plus grosse mise à jour depuis le lancement du service en 2010, indique en entrevue Chris Becherer, vice-président de Rdio. Il y a deux écoles en ce moment, et nous voulons les combiner parce que c'est ce que l'usager demande.»

Essentiellement, Rdio continuera d'offrir un service gratuit d'écoute de musique continue (streaming), entrecoupé de publicités. Pour 10$ par mois, l'utilisateur pourra télécharger un nombre illimité de chansons qu'il pourra stocker sur son appareil. Les chansons sont par ailleurs regroupées par catégorie, et des milliers de listes, conçues par Rdio ou les usagers, sont disponibles.

Station de radio sur mesure

Enfin, un algorithme conçoit une station de radio sur mesure pour chaque usager, selon ses habitudes d'écoute, à laquelle peuvent accéder tous ses abonnés. Des échanges et des commentaires entre utilisateurs ajoutent un côté réseau social au service. «On peut écouter Chris FM, Karim FM, Rolling Stones FM... Tout est personnalisable», précise M. Becherer. Il assure que la banque de chansons est assez vaste pour qu'on n'entende pratiquement jamais deux fois la même chanson. Si Rdio s'enorgueillit de son catalogue monstrueux, l'entreprise a toujours refusé de révéler le nombre de ses abonnés.

Fait à noter, la musique québécoise est bien représentée dans ce catalogue. Quelques recherches ont permis de s'en assurer: 914 chansons de Félix Leclerc, tout le répertoire de Karkwa et de Richard Desjardins, 96 chansons de Vincent Vallières, 4 albums de Willie Lamothe... Dur de demander plus.

«Nous avons engagé un nouveau responsable au Canada, il a la mission d'ajouter du contenu local, explique M. Becherer. Avec le temps, il va y en avoir de plus en plus.»

Une industrie en mutation

Bien qu'il soit le premier à en faire sa marque de commerce, Rdio est loin d'être le seul service de streaming à tenter de jouer sur les deux tableaux en offrant de la musique à la pièce ou en station de radio. Spotify et Deezer, les deux grands acteurs mondiaux, ont intégré eux aussi les deux aspects, tout comme souhaitent le faire Google et Apple.

C'est que ce service, qui vient chambouler l'industrie de la musique, a clairement le vent dans les voiles. Il n'est pas étranger au fait que les ventes de musique ont baissé de 8% au Québec et aux États-Unis en 2013, selon la firme Nielsen SoundScan. Pour la première fois, les ventes de musique numérique et celles d'iTunes ont même subi une baisse.

Marginal il y a quelques années, il accapare aujourd'hui plus du quart du marché de la musique numérique. On estime qu'il existerait plus de 450 de ces services dans le monde, mais à peine une demi-douzaine bien implantés au Canada.

La situation a commencé à changer depuis mai dernier, alors que la Commission du droit d'auteur du Canada a établi les royautés que doivent verser les services de streaming. Ainsi, 1000 écoutes des oeuvres d'un musicien lui rapporteront 10,2 cents. Google et Spotify ont annoncé depuis leur intention de s'implanter au Canada.

Les grands acteurs

Spotify

Pionnière du streaming, l'entreprise suédoise a attiré depuis 2008 plus de 50 millions d'utilisateurs à travers le monde. Le service a été lancé discrètement au Canada en août dernier, sur invitation. Il propose une combinaison de stations, 1,5 milliard de listes et 20 millions de chansons à télécharger. L'accès est gratuit, il en coûte 10$ par mois pour se débarrasser des publicités.

Deezer

L'autre vétéran du streaming, avec 26 millions d'usagers, dont 1 million au Canada, propose un catalogue de 30 millions de titres, disponibles à l'unité ou regroupés en stations, en listes ou en catégories. Pour 10$ par mois, on a accès à la musique sur toutes les plateformes, même sans connexion réseau.

Google Play Music et Songza

En rachetant cet été Songza, un service de musique en ligne qui propose du contenu selon l'humeur de l'usager, Google a ajouté un aspect absent de son propre service, Google Music Play. Disponible au Canada depuis mai dernier, il offre 25 millions de chansons pour 10$ par mois. On peut également utiliser de l'espace virtuel pour y placer 20 000 chansons.

Et quelques autres

Rara 22 millions de titres, 10 $ par mois et Slacker 300 stations élaborées par des experts sont les deux autres grands acteurs au Canada. Bien qu'il soit généralement présenté comme une boutique d'achats de musique, le géant iTunes offre depuis septembre 2013 iTunes Radio, qui crée des stations de radio selon les goûts de l'utilisateur. Il n'est pas encore offert au Canada, tout comme l'autre grand service automatique de recommandation musicale, Pandora.




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