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Huawei assure que la NSA n'a pas déjoué la sécurité de ses équipements

Huawei, fondé par un ancien ingénieur de l'armée... (PHOTO DARLEY SHEN, REUTERS)

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Huawei, fondé par un ancien ingénieur de l'armée chinoise, s'était vu interdire l'accès à des projets d'infrastructures aux États-Unis et en Australie pour des raisons de sécurité.

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Agence France-Presse
PÉKIN

Le géant chinois de l'électronique Huawei a démenti mercredi des informations de presse selon lesquelles la sécurité de ses équipements télécoms pouvait être déjouée par la NSA, l'agence américaine de renseignements, à des fins d'espionnage.

Il n'y a eu «aucun incident de réseau (de télécommunications) provoqué par des failles de la sécurité» des produits et infrastructures de Huawei, a indiqué Cathy Meng, directrice financière du groupe, lors d'une conférence de presse à Pékin.

Elle était interrogée sur le contenu d'une enquête publiée fin décembre par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, selon qui la NSA pouvait infiltrer les systèmes et produits de plusieurs grands groupes technologiques, dont Huawei mais aussi les Américains Cisco et Juniper Networks.

Le magazine basait ses informations sur des rapports internes et confidentiels de l'agence américaine de renseignements.

«Ces accusations sont sans fondement, et nous ne pouvons pas les accepter», a insisté Mme Meng.

Huawei, fondé par un ancien ingénieur de l'armée chinoise, s'était vu interdire l'accès à des projets d'infrastructures aux États-Unis et en Australie pour des raisons de sécurité, sur fond de crainte que ses équipements soient utilisés pour de l'espionnage ou des attaques informatiques... au profit de Pékin.

De son côté, le gouvernement britannique avait décidé mi-décembre de «renforcer» la surveillance de Huawei en donnant notamment un «rôle de premier plan» aux services britanniques de surveillance dans la gestion d'un centre d'évaluation de la sécurité du groupe.

Huawei est associé au Royaume-Uni avec British Telecom (BT), et ses équipements servent à transmettre appels téléphoniques et données à travers tout le pays.

Outre les équipements télécoms, Huawei est également le troisième fabricant mondial de téléphones intelligents.

Désireux de muscler son développement à l'international sur ce créneau, Huawei avait lancé en juin 2013 à Londres un nouveau «téléphone intelligent», présenté comme le plus fin au monde.

Huawei a par ailleurs annoncé mercredi qu'il s'attendait à avoir enregistré l'an dernier un chiffre d'affaires s'élevant jusqu'à 240 milliards de yuans (43 milliards de dollars), en hausse de 8% sur un an, tandis que son résultat opérationnel bondissait de plus de 45%.

Le groupe publiera ses résultats annuels définitifs au printemps. Huawei avait indiqué tabler sur une croissance annuelle de 10% de son chiffre d'affaires sur les cinq prochaines années.

Pour contrer sa réputation d'opacité et les soupçons d'espionnage, le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, avait donné l'an dernier sa toute première interview en plus d'un quart de siècle, et rappelé que le rôle du groupe se limitait à poser «des tuyaux», sans contrôle ni responsabilité quant à la nature des informations qui y circulaient.




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