La cybercriminalité a continué de progresser en 2009, selon le rapport annuel de la société de sécurité informatique Symantec, publié mardi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Globalement, les menaces sur internet ont grimpé de 71% l'an dernier, indique Symantec, qui les mesure grâce à un réseau de millions d'ordinateurs, de comptes courriel leurres (pour attirer les pourriels) et de sondes installées sur internet.

«Cela nous donne la météo de l'internet», explique à l'AFP Laurent Heslault, directeur des technologies de sécurité pour l'Europe de l'Ouest chez Symantec.

«On constate une mondialisation de la cybercriminalité, avec de nouveaux pays comme le Brésil, l'Inde, la Pologne, la Roumanie, la Turquie...», une expansion liée «au développement de l'internet à haut débit» dans ces pays-là, indique-t-il.

Il s'agit alors d'«utilisateurs qui ne sont ni habitués ni formés» aux cyberattaques comme les spams, les virus ou les faux sites internet, notamment dans les cybercafés, tandis que «les forces de l'ordre non plus ne sont pas habituées» à ces menaces.

En 2009, les Etats-Unis et la Chine arrivent en tête de classement dans les attaques de cybercriminalité, surtout en raison de leur grand nombre d'internautes. Le Brésil est en troisième position, devant l'Allemagne et l'Inde. Le Canada est 16ème.

«Aujourd'hui, un des vecteurs d'infection les plus importants est le simple fait de surfer, alors que pendant très longtemps c'était la messagerie», souligne Laurent Heslault, insistant sur les risques que va représenter la prochaine Coupe du monde de football, en Afrique du Sud, les cybercriminels essayant d'attirer les internautes sur des sites en leur proposant des infos ou des vidéos infestées de virus...