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Lutte au piratage: l'ex-président de l'ADISQ se prononce

Un slogan de l'ADISQ...

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Un slogan de l'ADISQ

<p>Ian Bussières</p>

L'annonce par la Recording Industry Association of America (RIAA) qu'elle ne poursuivrait plus les auteurs de téléchargement illégal laisse incrédule le producteur et gérant d'artistes Paul Dupont-Hébert, ex-président de l'ADISQ.

«Même si, à l'ADISQ, nous n'avons jamais été en faveur de pénaliser les utilisateurs, ce qui se fera aux États-Unis semble contraire aux démarches qu'on souhaitait faire au Canada, c'est-à-dire trouver une façon pour que les ayants droit retirent quelque chose de tout ça», a-t-il commenté hier, joint au téléphone par Le Soleil.

 

La RIAA s'est entendue avec plusieurs fournisseurs américains d'accès internet pour avertir les individus qui partagent illégalement des fichiers sur Internet et leur retirer l'accès au réseau s'ils refusent de cesser cette pratique.

Plutôt que de s'inspirer du modèle américain, M. Dupont-Hébert croit que les gouvernements devraient tenter de trouver une façon pour que les créateurs touchent quelque chose quand leur oeuvre fait le tour du monde par le téléchargement.

Montant symbolique

Selon lui, un système qui comprendrait le versement d'un montant symbolique par les utilisateurs, comme le prix d'un abonnement au câble pour la télé, contribuerait davantage à amoindrir l'impact des téléchargements illégaux pour les artistes.

«Il faut l'avouer, les entreprises n'ont pas réussi à adapter leur modèle d'affaires à la révolution culturelle d'Internet. Moi, comme agent d'artistes et comme producteur, je vois davantage cela comme un animal qu'il faut domestiquer», poursuit-il.

Paul Dupont-Hébert n'est pas contre le fait d'engager les fournisseurs d'accès internet dans la lutte au piratage, signalant notamment l'impact sur l'industrie du cinéma du phénomène de téléchargement illégal de films, mais ne souhaite pas non plus que tous les utilisateurs d'internet soient stigmatisés.

«Il faut à tout prix éviter de faire en sorte que la personne qui allume son ordinateur soit considérée comme une criminelle», conclut-il.

 




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