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Les griffes de mode osent vendre sur le Net

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AFP
Milan

Les grandes griffes de prêt-à-porter s'enhardissent désormais dans la vente sur Internet, quitte à devoir partager le pouvoir sur un canal de distribution qu'elles ne maîtrisent pas.

Emporio Armani, Diesel, Marni: trois griffes italiennes ont franchi ces derniers mois le cap de la vente sur Internet, où elles décèlent un fort potentiel de croissance, en s'alliant à Yoox.com, société italienne spécialisée dans la conception de boutiques de vente en ligne pour les grandes marques.

«Nous sommes en plein essor. Une trentaine de griffes nous ont demandé de concevoir leur site mais pour bien faire nous en réaliserons seulement une dizaine sur les 18 prochains mois», explique son fondateur et patron, Federico Marchetti, à l'AFP.

Ancien analyste dans le luxe, M. Marchetti a fondé Yoox en 2000, juste avant la disparition de Boo.com, la référence de l'époque pour la vente en ligne de vêtements.

Jusqu'en 2006, Yoox se contente de vendre sur son site des vêtements de marque des saisons précédentes, des collections spéciales ou des créations de jeunes stylistes.

A l'été 2006, M. Marchetti lance Yoox Services, filiale chargée de gérer les sites Internet des grands du prêt-à-porter, leur fournissant la technologie, la logistique et le service clients.

«C'était le bon moment, le contenu et la technologie des sites Internet se sont enrichis, des griffes comme Alexander McQueen ou Marni qui travaillent avec nous depuis 2000 ont confiance en nous», explique-t-il.

Pour Emporio Armani, dont le site Internet a été lancé en septembre 2007 aux Etats-Unis, le «timing était bon» et correspondait à une clientèle «habituée à acheter sur Internet», confirme le vice-président d'Armani chargé de la communication, Robert Triefus.

«Plutôt que de partir de zéro, nous avons choisi de travailler avec une société qui disposait d'un savoir-faire», ajoute-t-il.

Les premiers pas du site Emporio Armani sont satisfaisants et confortent les ambitions du groupe sur le net, indique M. Triefus.

«La croissance des ventes est régulière chaque semaine et a été forte à Noël. Notre objectif est que ce site devienne l'un de nos plus importants magasins dans le monde», ajoute-t-il.

«Nous surveillerons attentivement le développement d'Emporio pour le lancement éventuel d'autres lignes» sur le net, précise M. Triefus.

Pour le patron de Yoox, externaliser la vente sur Internet permet aux grandes marques de mode de se concentrer sur leur métier.

«La vente en ligne est un monde différent et qui coûte cher. Plutôt que de se tromper, d'abîmer leur image et d'investir lourdement, certains préfèrent s'appuyer sur notre expérience et s'y retrouvent», estime-t-il.

Parmi les étapes délicates figure la photographie des nouvelles collections qui doit suivre des délais serrés pour être en ligne au même moment que leur sortie en magasin.

«Nous disposons d'une "usine numérique" avec une vingtaine de photographes», indique M. Marchetti.

Au niveau logistique, Yoox dispose de trois entrepôts à Bologne (centre de l'Italie), New York et Tokyo ainsi que des centres d'appels.

Confiant dans l'avenir, le patron de Yoox entend introduire sa société en Bourse fin 2008-début 2009 «pour permettre aux investisseurs initiaux de sortir du capital et pour développer la société».




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