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Cyberintimidation: des exemples par centaines

Il existe peu de statistiques concernant la cyberintimidation. Chez les jeunes adolescents de 12 et 13 ans, a constaté La Presse, la cyberintimidation se fait en majorité chez les filles. Elle se fait aussi beaucoup sur MSN et des sites de réseautage comme Piczo.com. Les plus vieux fréquentent davantage des sites comme Facebook et MySpace. Ils filment également des incidents qu'ils vont mettre en ligne sur YouTube.

Au Québec, l'incident de cyberintimidation le plus notable est celui du Star Wars Kid trifluvien, Ghyslain Raza. En 2002, des jeunes de son école ont mis sur YouTube un enregistrement vidéo dans lequel il se prend pour un Jedi avec un sabre laser. L'extrait, visionné près d'un milliard de fois, a fait crouler de rire des internautes du monde entier. Le jeune, âgé de 14 ans à l'époque, a vécu un sombre épisode dépressif, au point de terminer son année scolaire au service de pédopsychiatrie du centre hospitalier régional de Trois-Rivières.

En novembre dernier, deux garçons de 15 ans de Thunder Bay, en Ontario, ont été accusés de menaces et de diffamation après avoir créé un groupe sur Facebook qui réclamait la mort d'un jeune de 14 ans.

Sur YouTube, un clip intitulé Bataille d'urinoir a été filmé dans les toilettes des garçons de l'école Saint-Antoine. L'un des enfants finit tête première dans la fontaine.

Les jeunes se font des «boogies», nous a expliqué Caroline, de la polyvalente Père-Marquette. «Une fille a un chum, mais elle va être filmée dans un party en train de danser collée avec un autre gars.»

Sur Piczo, Jean-François invite ceux qui visitent son profil à voter pour «la fille la plus sexy». Dans la section commentaire, une dénommée Mie écrit: «C'pas pour partir des rumeurs mais Sabrina a dit à William qu'elle était boulimique, pis moi j'ai entendu. Ben je trouve ça con de se faire dégueuler. Elle va avoir un dentier plus tard. Haha!»

Toujours sur Piczo, Andréanne a fait une page intitulée Les couples. Elle y montre des photos de gars et de filles qui ont dansé un slow ensemble lors de la nuit blanche de l'école. Les visiteurs sont invités à commenter.

Même Jeunesse J'écoute est en quelque sorte victime de cyberintimidation. «Des jeunes filment les coups de téléphone qu'ils nous font et ils mettent ça sur YouTube. On ne parle pas de 20 visites, mais de milliers de visites», indique Bernard Desrochers, responsable des services cliniques chez Jeunesse J'écoute Montréal.

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