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Une page pour sa victime sur Facebook?

Accusé d'agression sexuelle à l'endroit d'une enfant qu'il prétend avoir épousée, Daniel Cormier aurait créé un site sur Facebook en l'honneur de sa victime présumée.

C'est la mère de cette enfant qui, l'automne dernier, est tombée par hasard sur le site de sa fille, a expliqué l'enquêteur du SPM Christine Debon, hier, alors qu'elle témoignait dans le cadre du procès de Cormier. Les vérifications faites avec l'aide du FBI (Facebook étant un site américain) permettent d'affirmer que Daniel Cormier est l'un des administrateurs du site, a-t-elle ajouté. De fait, 90% des entrées sur le site de la jeune fille ont été faites à partir du domicile de Daniel Cormier. D'autres entrées ont été répertoriées à l'Université du Québec à Montréal, où Cormier suivait des cours de droit.

La procureure de la Couronne, Anne-André Charrette, a sorti cette preuve de son chapeau, hier, parce qu'elle veut faire témoigner la victime présumée par télé-témoignage, au lieu qu'elle se retrouve dans la salle d'audience, face à son agresseur allégué. Cormier, qui se représente lui-même, s'y oppose avec vigueur, car il prétend que la jeune fille (elle a 18 ans maintenant) pourra être intimidée et manipulée par la poursuite en toute tranquillité, sans qu'on puisse le constater. D'ailleurs, pour l'homme de 56 ans, toute cette affaire est un vaste complot de la DPJ, de la police et de la Couronne pour l'exclure de la vie de celle qu'il appelle son «épouse.»

Rappelons que Cormier doit se défendre d'accusations à caractère sexuel à l'endroit de deux jeunes filles. Il nie tout incident sexuel pour l'une d'elles (qui a maintenant 30 ans), tandis que pour l'autre, il prétend qu'il avait le droit d'avoir des rapports avec elle. Cela parce qu'il affirme l'avoir épousée le jour de ses 10 ans, en juin 1999. Ce mariage dit-il, a été célébré à l'Église du centre-ville, une église évangélique qu'il avait fondée lui-même et qui avait pignon sur rue dans un appartement de quatre pièces.

Le procès, qui se déroule devant la juge Sylvie Durand, en était à sa 20e journée franche, hier. Et il n'est pas près de se terminer. Hier, on parlait de trouver d'autres dates en 2008, alors que l'affaire est judiciarisée depuis 2003. C'est une vraie risée. Cormier s'oppose à tout et à rien, sasse et ressasse ses arguments pendant des heures, et on le laisse aller. Et ce qui n'aide en rien, son débit de parole est lent. Son enquête préliminaire avait duré 18 longues journées. Quoi qu'il en soit, son procès se poursuit aujourd'hui.




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