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L'ONU veut protéger les enfants sur le Web

AFP
Rio de Janeiro

Les participants au deuxième forum de l'ONU sur la gouvernance de l'Internet (FGI) à Rio ont donné priorité à la protection de l'enfance contre la pédophilie et discuté des moyens de rendre le réseau mondial d'ordinateurs plus démocratique et plus sûr.

«S'il y a eu des disparités sur certains sujets tels que l'accès et la diversité, en matière de protection des enfants il y a un consensus», a affirmé à l'AFP Bernard Behnamou, délégué français aux usages d'Internet.

Plus de 1300 représentants des gouvernements, du secteur privé, de la société civile et de la communauté d'internet de 109 pays ont participé de lundi à jeudi soir à des dizaines de conférences et séminaires du FGI.

Son objectif était «d'aider à une meilleure compréhension sur la manière d'utiliser les opportunités qu'internet nous offre et à en détecter les risques et les défis», a estimé le Coréen Sha Zukeang, sous-secrétaire général des Nations Unies.

Le Conseil de l'Europe a lancé dans le cadre de ce forum (FGI) --qui n'a aucun pouvoir de décision ni de négociation-- un jeu «Wild Web Woods» (dans les bois inquiétants de la toile) pour apprendre aux petits à naviguer en toute sécurité sur le réseau.

La technologie a accru l'exposition des enfants à un niveau inédit mais une bonne coordination policière peut se montrer efficace face aux prédateurs. L'exemple du pédophile arrêté récemment en Thaïlande, identifié à partir d'une photo floutée circulant sur internet, a été cité.

La secrétaire générale adjointe du Conseil de l'Europe, Maud de Boer-Buquicchio, a déclaré «qu'Internet offrait un maximum de droits aux utilisateurs (liberté d'expression) avec un minimum de restrictions», c'est pourquoi il fallait créer des mécanismes de protection contre la cybercriminalité.

Elle a «encouragé» tous les pays à voter la convention européenne sur la cybercriminalité et à ratifier celle contre l'exploitation des enfants et les abus sexuels récemment adoptée.

Un autre défi est de réduire l'inégalité d'accès à Internet entre pays riches et pauvres alors que la Toile compte actuellement un milliard d'utilisateurs et que cinq milliards n'y ont pas accès.

Le brésilien Augusto Gadelha, qui représentait le ministre des Sciences et Technologies, Sergio Rezende, lors de la cérémonie de clôture, a mis en avant le fait qu'Internet devait «être géré pour le profit de l'humanité toute entière» et qu'il fallait «offir des prix abordables» pour l'accès à Internet aux pays en dévéloppement.

Dans ces pays où l'on accède à Internet dans les grandes villes mais pas dans les régions reculées, les gouvernements «devraient corriger les imperfections du marché», a-t-il estimé.

Les participants ont insisté sur l'importance du maintien des différences culturelles et linguistiques au sein du réseau.

«Internet doit s'étendre de façon à refléter -dans ses contenus et systèmes d'adresses- la diversité culturelle et linguistique existente, ainsi que les différences locales et régionales qui caractérisent la civilisation», a souligné Gadelha.

De nombreux participants dont les Européens, le Brésil, la Chine et l'Inde notamment ont réclamé une «plus grande indépendance» de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme américain chargé par les États-Unis de la gestion des noms, adresses et numéros sur le réseau mondial.

Le coordinateur exécutif du FGI, Markus Kummer, a affirmé que la discussion avait «bien avancé» depuis la précédente réunion à Athènes (en 2006) et qu'elle serait «encore approfondie» en 2008 en Inde, probablement à New Dehli.

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