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Arrestation d'un dissident: Yahoo s'excuse

AFP
Washington

Le vice-président exécutif de Yahoo a présenté vendredi ses excuses pour le comportement du groupe au cours de l'enquête du Congrès américain concernant le rôle du géant de l'internet dans l'arrestation d'un dissident chinois.

Dans une lettre adressée à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, qui l'a convoqué pour venir témoigner le 6 novrembre, Michael Callahan présente ses excuses à la commission, qui a accusé les responsables de Yahoo de faux témoignage lors d'une précédente audition en février 2006.

Il s'en défend dans sa lettre, expliquant que son premier témoignage était «honnête», mais il reconnait qu'il a «négligé d'alerter directement la commission» par la suite, après avoir obtenu des informations supplémentaires sur le cas du journaliste chinois Shi Tao.

«J'ai négligé d'alerter directement la commission concernant ces nouvelles informations et cette omission a entraîné un malentendu que je regrette profondément, et dont je m'excuse auprès de la commission», écrit Michael Callahan.

Shi Tao a été condamné en Chine en avril 2005 à dix ans de prison pour diffusion de secrets d'Etat après avoir posté sur internet une consigne du gouvernement chinois aux médias, leur interdisant de commémorer l'anniversaire de la répression du mouvement pro-démocratique de Tiananmen en 1989.

La police chinoise était remontée jusqu'à lui grâce à Yahoo, dont les responsables ont affirmé avoir été contraints par la législation chinoise de fournir ces informations, y compris les contenus de courriers électroniques.

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Tom Lantos, a accusé les responsables du moteur de recherche d'avoir fourni de fausses informations à la commission en février 2006, et leur a demandé de venir s'expliquer lors d'une audition le 6 novembre. M. Callahan a été convoqué en compagnie du PDG Jerry Yang.

Réagissant à ses excuses dans un communiqué, l'association Reporters sans frontières a estimé que Yahoo devait «désormais assumer ses erreurs et agir en conséquence», affirmant qu'«au moins quatre cyberdissidents ont été jetés en prison (en Chine) à la suite d'informations données par Yahoo à la police chinoise».

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