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Webkinz, le Facebook des tout-petits

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AFP
Cooperstown, États-Unis

Si les trentenaires ne jurent que par le réseau Facebook et les ados par MySpace, Webkinz est la version pour enfants des sites de socialisation.

Les Webkinz sont de petits animaux en peluche, vendus moins de 10 dollars, qui ont un double virtuel: un personnage sur internet, que son propriétaire peut nourrir, vêtir ou distraire, et où se «rencontrent» les autres membres de ce réseau qui réunit plusieurs millions d'enfants.

Chaque peluche est vendue avec un code secret qui donne vie à l'animal virtuel. Crocodiles, grenouilles ou hippopotames, la ménagerie colorée est constamment renouvelée - les Webkinz épuisés se revendent plus de 1000 dollars sur eBay - et les enfants les collectionnent.

«Cela a explosé depuis cet été. Tous les enfants les veulent. La plupart des boutiques de Cooperstown les vendent», raconte Rebecca Kennedy, caissière du restaurant TJ's, désignant du doigt un carton de peluches placé à l'entrée.

De quoi faire la fortune du groupe familial canadien Ganz qui les a lancées en 2005.

Les Webkinz, pour l'instant vendus uniquement aux États-Unis et au Canada, se sont répandus comme une traînée de poudre: le site webkinz.com avait en mai, selon le magazine CNET, plus de 4 millions de membres. Depuis, Ganz reste muet sur ses chiffres.

Les nouveaux membres reçoivent des «Kinzcash», une monnaie virtuelle, et en gagnent d'autres grâce aux jeux proposés sur ce site très bon enfant. Avec cet «argent» les enfants achètent à leurs animaux des habits, des petits plats, leur font faire des défilés de mode...

Il faut s'occuper pratiquement tous les jours de son animal pour éviter qu'il ne dépérisse. Une façon aussi d'habituer très jeunes les consommateurs au shopping en ligne.

Ashling Cannon, 7 ans, fière propriétaire de Midnight, un poney noir, et de Dragon, un fox-terrier blanc, surveille sur l'écran son poney qui a un sac de glace sur la tête et le museau vert. «Midnight est un peu malade, je dois le nourrir maintenant», dit-elle.

Elle regarde généralement le site trois fois par jour, «le matin avant le petit déjeuner, après le dîner et quand maman couche mon petit frère».

Au début, elle a dépensé presque tout son argent virtuel en décorant la chambre des animaux. «Je n'avais plus que 50 Kinzcash, je me suis dit: "stop"», se souvient-elle. Heureusement, elle avait encore de quoi nourrir son poney.

Mais Ashling craint que ses webkinz ne tombent sérieusement malades quand elle partira en vacances, «et là c'est très triste», dit-elle.

Là où le site se rapproche d'un Facebook ou d'un monde virtuel comme Second Life, est qu'il permet aux enfants de discuter dans des «chats» et d'inviter des «amis» à jouer avec leurs personnages.

D'autres sites parient sur ce créneau émergent, comme le pionnier Club Penguin, qui compte aussi plusieurs millions d'utilisateurs et a été racheté cet été par Walt Disney pour 350 millions de dollars.

Le marché est prometteur: selon eMarketer, 53% des enfants américains internautes seront membres d'un monde virtuel dans les 4 ans, contre 24% en 2007 -- 20 millions de membres contre 8 millions.

Ce sera une mine pour les publicitaires: 150 millions de dollars seront dépensés dans les mondes virtuels américains en 2012, selon Park Associates.

D'où une bousculade de nouveaux: les marques Barbie et Bratz viennent ainsi de créer des mondes virtuels, jaloux du succès du site suédois Stardoll et de ses 7 millions de membres dans le monde.

«Quel sera le nouveau grand réseau après Facebook? Webkinz, bien sûr», pronostique même le blogueur spécialisé Jeff Sandquist.




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