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Une encyclopédie numérique du vivant

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AFP
Washington

De nombreuses institutions scientifiques dans le monde coopèrent pour créer une encyclopédie numérique de la vie qui décrira les 1,8 million d'espèces vivantes connues et sera un outil précieux pour gérer et protéger la biodiversité.

Ce projet, qui sera officiellement lancé mercredi, donnera un libre accès à toutes les connaissances actuelles sur la biodiversité terrestre, permettant aussi de mieux la préserver face aux risques présentés notamment par le réchauffement climatique et la sur-exploitation par les humains, ont annoncé mardi les promoteurs américains du projet.

«L'Encyclopédie de la Vie offrira des informations précieuses et bien organisées sur la biodiversité et sa protection à tout le monde, partout dans le monde et à tout moment», explique James Edwards qui dirigera ce projet.

«Ce sera un outil de grande valeur pour les chercheurs, les enseignants, les étudiants et les décideurs politiques», ajoute-t-il précisant que 1,25 million de pages ont déjà été scannées.

«La création de cette vaste encyclopédie est permise grâce aux récentes avancées technologiques dans les moteurs de recherche et de visualisation de l'information réalisées depuis cinq ans», relève-t-il.

Il faudra environ 10 ans pour créer l'ensemble des pages numériques (300 millions au total) qui contiendront toutes les espèces vivantes cataloguées depuis 250 ans par les scientifiques. En outre, l'Encyclopédie de la Vie sera constamment actualisée pour inclure les nouvelles espèces identifiées ou éteintes.

Ce catalogue qui donnera une vue d'ensemble de la biodiversité englobant le monde animal et végétal ainsi que les champignons, pourra être ultérieurement étendu à l'univers microbien.

Les pages fourniront des informations écrites et, quand cela est disponible, des photos, de la vidéo et du son ainsi que des cartes et d'autres informations multimédia sur chacune des espèces.

L'intégrité scientifique de l'encyclopédie est garantie par la participation de milliers d'experts dans le monde, assurent les promoteurs de l'Encyclopédie de la Vie.

Elle intégrera les encyclopédies existantes très complètes cataloguant certains groupes d'espèces comme ceux de la faune marine ou des batraciens. Les auteurs du projet sont aussi en négociation avec les responsables de L'Atlas des espèces vivantes d'Australie, a indiqué James Edward, un biologiste à la tête actuellement du Global Biodiversity Information Facility.

Aux Etats-Unis, les principaux participants de ce projet sont notamment le Marine Biological Laboratory, l'université Harvard (Massachusetts, est), le musée d'histoire naturelle de Chicago (Illinois, nord) et la Smithsonian Institution, ainsi que la Biodiversity Heritage Library à Washington.

En Europe, le Musée d'Histoire naturelle de Londres et le Royal Botanic Garden, également en Grande-Bretagne, sont des participants actifs à l'élaboration de la nouvelle encyclopédie.

Mais nombre d'autres chercheurs en Asie, Amérique latine, Afrique et dans d'autres pays européens coopèrent étroitement dans ce projet, assure James Edwards.

Pour le moment, son lancement est financé avec des dons privés de 12,5 millions de dollars.

Toutefois, ses promoteurs espèrent pouvoir obtenir des concours publics. Ils se sont dits encouragés par la déclaration des ministres de l'Environnement du groupe des pays du G8 en mars 2007 en faveur de l'aide à la création d'un système d'information englobant toutes les espèces vivantes.

Des pages de cette encyclopédie sont d'ores et déjà disponibles sur le site: «https://www.bhl.si.edu».




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