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Des effets visuels made in Québec

Michel Murdock, Sylvie Talbot, Pierre Raymond et Daniel... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Michel Murdock, Sylvie Talbot, Pierre Raymond et Daniel Leduc, les fondateurs d'Hybride

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Star Wars a beau se dérouler dans une galaxie lointaine, les effets visuels du film qui envahira les grands écrans à partir de demain ont été conçus en partie au Québec. Plus précisément dans un studio de Piedmont, Hybride, qui a hérité l'an dernier de ce contrat prestigieux.

Cette filiale d'Ubisoft, qui emploie une centaine de personnes, s'est faite «une spécialité de ne pas avoir de spécialité», résume son PDG, Pierre Raymond. «On essaie toujours de mettre les studios dans des boîtes, un tel fait les foules, un autre les océans. Nous, on tente de réinventer les approches et on se retrouve multidisciplinaires. Si on a une spécialité, je dirais que c'est l'intégration des éléments virtuels dans un environnement réel.»

Longévité rare

Pas moyen, évidemment, d'obtenir des détails sur la participation d'Hybride au plus récent volet de Star Wars, qui a poussé le culte du secret vers de nouveaux sommets.

Comment Hybride a-t-elle obtenu ce contrat? «On a une longue relation avec Industrial Light&Magic (ILM), la boîte fondée par George Lucas qui a fait tous les Star Wars et pratiquement inventé les effets visuels, explique M. Raymond. On a commencé à travailler avec eux il y a trois ans, on a fait Pacific Rim, Ninja Turtles, Broken, Jurassic World. Ils nous ont demandé si nous voulions poursuivre avec eux.»

Fondée il y a 24 ans, Hybride est un animal rare dans la jungle des effets visuels, où les studios tiennent en moyenne une dizaine d'années.

Le premier studio de création numérique au Québec s'est d'abord spécialisé dans la publicité avant de faire le grand saut vers le cinéma en 1995, puis d'obtenir son premier grand contrat en 1997, avec le film Mimic, de Guillermo del Toro. Le portfolio d'Hybride comprend une liste impressionnante de grandes productions hollywoodiennes, avec quelques détours vers des films français plus modestes comme Jappeloup. Au total, un millier de campagnes publicitaires et 60 superproductions.

Effets visuels en évolution

Le studio de Piedmont a notamment coordonné les effets visuels de 300, en 2006, un tournant dans l'industrie qui servira de rampe de lancement à la technologie Blu-ray. Après son acquisition par Ubisoft en 2008, il contribuera entre autres aux films Avatar, à deux volets de Hunger Games et aux Schtroumpfs 2. En 2009, année record, on a travaillé sur huit productions cinématographiques - la norme est maintenant de trois ou quatre par année.

Dans Hunger Games, par exemple, Hybride a dû générer des forêts en flammes et s'occuper de 367 plans d'effets numériques. Dans War Craft, c'étaient les foules. Dans Avatar, le graphisme onirique. Et dans le nouveau Star Wars... on ne le saura pas avant demain.

«Je dirais qu'on est une boîte qui a une grosse capacité par rapport à notre nombre», dit Pierre Raymond. En 24 ans, l'utilisation des effets visuels a énormément changé, note-t-il. Alors qu'on tentait surtout auparavant d'ajouter des éléments inventés dans des décors réels, «aujourd'hui, c'est l'inverse: on fait maintenant tous les éléments à l'intérieur et on les intègre dans un environnement virtuel. Pour des questions de coûts, souvent».




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