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À la grand-messe du jeu vidéo, les «indéveloppeurs» défient les grands studios

Avec leur goût du risque et le défi lancé aux poids lourds du secteur, les... (PHOTO JOSH EDELSON, AFP)

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PHOTO JOSH EDELSON, AFP

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Agence France-Presse

Avec leur goût du risque et le défi lancé aux poids lourds du secteur, les studios de jeux vidéo indépendants sont les vedettes de l'édition 2015 de la Game Developers Conference en Californie.

Ils sont une poignée, ou même parfois tout seul, à tenir boutique et n'ont pas froid aux yeux: par milliers ces «indéveloppeurs» de jeux vidéo convergent cette semaine à San Francisco pour la grand-messe du secteur.

«C'est la plus grande réunion de famille des développeurs de l'année», lance Kate Edwards, patronne de l'Association internationale des développeurs de jeux vidéo. La percée des indépendants est «un des événements les plus enthousiasmants de ces dernières années. On pourrait presque parler de révolution», explique-t-elle.

Car les petits studios ont su saisir l'aubaine: les outils pour concevoir des jeux vidéo sont désormais à la portée du premier venu et bien souvent gratuits. C'est même aussi simple que de prendre un stylo et une feuille de papier pour se lancer dans l'écriture, résume Kate Edwards.

De même, la distribution est aujourd'hui un jeu d'enfant grâce aux plateformes en ligne comme Steam, l'App Store d'Apple ou Google Play qui proposent une kyrielle de jeux pour téléphones intelligents et tablettes.

«Les indépendants démocratisent la conception de jeux vidéo», ajoute Kate Edwards.

Jenna Hoffstein a fondé le studio Little Worlds Interactive à Boston, dans le nord-est des États-Unis, où elle appartient à un collectif de développeurs.

Elle travaille seule, même si elle a recours à des sous-traitants pour la partie production. Son petit dernier «Counting Kingdom» s'est attiré les éloges de la critique grâce à la façon dont il mélange apprentissage et détente.

Le collectif a aussi créé un jeu dans lequel le joueur incarne un singe qui a pour mission de sauver la forêt tropicale.

Risque et idées loufoques

À les en croire, les «indéveloppeurs» n'ont aucun mal à prendre des risques pour la bonne et simple raison que l'enjeu financier et humain sont bien moindre que pour les grands studios chez qui un «bide» peut très vite se solder par des licenciements et des pertes en millions de dollars.

«Nous, les indépendants, ne risquons que notre propre salaire, du coup chez nous ça grouille d'idées plus loufoques les unes que les autres!», souligne Jenna Hoffstein.

Bien évidemment, les poids lourds Sony et Microsoft n'en perdent pas une miette. Quand les nouvelles consoles PlayStation 4 et Xbox One sont sorties «il est apparu évident que les meilleures innovations en termes de contenu venaient des indépendants», estime Kate Edwards.

«Les grands éditeurs (de jeux vidéo) veulent leur part du gâteau. Ils veulent du contenu cool» et sont donc présents en masse à la Game Developers Conference, à l'instar de Google, Microsoft, Amazon, Sony ou encore Oculus, une firme rachetée par Facebook.

D'ailleurs, Oculus travaille sur un casque de réalité virtuelle et, là, les «développeurs indépendants peuvent essayer tout un tas de choses, expérimenter», juge Ben Kane, cofondateur du studio indépendant Steel Crate Games.




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