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Google suspend la vente de ses lunettes

Les lunettes, connectées à internet, répondent à des... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Les lunettes, connectées à internet, répondent à des commandes vocales et parfois de simples clins d'oeil pour faire des photos et des vidéos, ou lire et envoyer des messages par exemple.

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Sophie Estienne
Agence France-Presse
Las Vegas

Le géant internet américain Google a annoncé jeudi pour la semaine prochaine la suspension de la vente de son prototype de lunettes interactives («Google Glass»), dont il promet toutefois de nouvelles versions dans un avenir non déterminé.

«Le 19 janvier sera le dernier jour pour obtenir Glass en édition pour explorateur», indique un message publié sur le compte Google+ des Google Glass.

Les «explorateurs» sont le nom donné par Google aux testeurs actuels de ses prototypes, à savoir à l'heure actuelle n'importe qui prêt à payer 1500 dollars pour l'appareil, commercialisé aux États-Unis sur le site dédié.

«Nous fermons le programme d'explorateurs afin de pouvoir nous concentrer sur ce qui viendra ensuite», affirme le message de Google.

«Vous commencerez à voir de nouvelles versions de Glass quand elles seront prêtes (pour l'instant, interdiction de regarder)», ajoute-t-il.

Les Google Glass, connectées à internet, répondent à des commandes vocales et parfois de simples clins d'oeil pour faire des photos et des vidéos, ou lire et envoyer des messages par exemple.

Elles sont, avec les montres connectées proposées par de plus en plus de groupes électroniques et informatiques, l'un des produits les plus en vue de la nouvelle vague d'électronique «prête-à-porter» («wearables»), incorporée à des accessoires vestimentaires ou des vêtements.

Prise d'indépendance

Google avait semblé faire un grand pas en vue d'une commercialisation de masse en annonçant l'an dernier l'ajout à son prototype de montures normales, permettant l'utilisation de verres correcteurs ou solaires, puis un partenariat avec le groupe italien Luxottica, propriétaire entre autres de la marque Ray-Ban, pour créer de nouveaux modèles annoncés au départ pour cette année.

Les Google Glass sont toutefois controversées, en raison notamment de leur appareil photo et de leur caméra pouvant être déclenchés discrètement, parfois d'un simple clignement d'oeil, ce qui suscite des craintes sur la protection de la vie privée.

Vu la longueur de la phase de tests par les «explorateurs», certains médias ont aussi émis l'hypothèse ces dernières semaines que le programme Glass rencontrait des difficultés.

Chez Google, on avance que l'objectif du programme d'explorateurs était de voir comment les gens utilisaient cette nouvelle technologie et de recueillir leurs avis pour concevoir par la suite de meilleures versions de l'appareil, et qu'après deux années les retours ont été suffisants.

Le groupe internet s'efforce aussi d'envoyer un signal sur l'arrivée à maturité du projet Glass en annonçant parallèlement qu'il va quitter l'ombrelle de «Google X», sa division travaillant sur des thèmes futuristes comme les voitures sans chauffeur (Google Car) ou le projet Loon utilisant des montgolfières comme relais internet, pour devenir une division à part entière au sein de Google.

Cette division sera dirigée par Ivy Ross, une spécialiste de la conception de bijoux qui supervisait déjà le projet Glass. Elle rendra des comptes à Tony Fadell, qui avait été l'un des «pères» du baladeur musical iPod d'Apple avant de cofonder Nest Labs, un fabricant de compteurs et thermostats intelligents dont Google avait annoncé le rachat l'an dernier pour 3,2 milliards de dollars.




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