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Sport et technologie: une connexion à haut débit

La raquette connectée est utilisée aussi bien par... (PHOTO JOEL SAGET, AFP)

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La raquette connectée est utilisée aussi bien par des amateurs que par des joueurs de tennis professionnels qui gèrent leur entraînement grâce aux renseignements fournis par les capteurs installés dans le manche.

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Agence France-Presse
Paris

Ballons, chaussures, chandails, raquettes, bientôt lunettes de natation... Pro ou amateurs, du dimanche ou de tous les jours, les sportifs utilisent de plus en plus la technologie des objets connectés pour mesurer leurs performances... et celles du voisin.

«Le sport, le sport grand public en particulier, est particulièrement touché par le phénomène parce que l'un des gros secteurs du marché des objets connectés concerne tout ce qui est lié à la santé, à l'activité physique», estime Arnaud Saurois.

Ce maître de conférence associé à l'université de Poitiers, spécialiste en management du sport, a recensé des centaines d'appareils qui mesurent les performances, les analysent pour les plus perfectionnés, et parfois en tirent des objectifs ou des corrections exploitables par le sportif ou son entraîneur.

Plus proches du gadget dans le cas des sportifs occasionnels, les objets connectés apportent aujourd'hui, grâce à leur précision accrue, une vraie valeur ajoutée aux sportifs de l'élite.

Ainsi la raquette connectée est utilisée aussi bien par des amateurs que par des joueurs de tennis professionnels qui gèrent leur entraînement grâce aux renseignements fournis par les capteurs installés dans le manche.

Aujourd'hui, les capteurs de tracé de la performance sont partout: sur les rames des avirons, entre les omoplates des judokas, à la cheville des patineurs... C'est d'ailleurs Brian Joubert qui fut l'un des premiers sportifs de haut niveau français à utiliser les objets connectés afin de parfaire la technique de son quadruple saut.

«Quantifier la perfection»

Rien à voir à ce stade entre l'«entraîneur personnel» vendu dans les grands magasins de sport, accessible dès quelques dizaines d'euros, et le matériel pour privilégiés qui en déboursent plusieurs milliers pour un boîtier. Dans les deux cas pourtant, la tentation est grande de partager ses données, de lancer des défis à ses camarades d'entraînement en affichant ses performances sur internet.

«Ces capteurs sont extrêmement utiles à l'entraînement pour répéter les gestes jusqu'à ce que ce soit parfait, et quantifier la perfection. C'est aussi très ludique pour les joueurs», juge l'entraîneur d'un club de handball, adepte du «sport tracking».

Et les évolutions potentielles sont infinies. Bientôt, devraient débouler sur le marché les brassards de mesures physiologiques (fréquence cardiaque bien sûr, mais aussi mesure du glucose, des lactates, etc.), puis les vidéos qui, à l'instar de la console Wii, permettent à un sportif de se mesurer virtuellement à un futur adversaire bien réel.

Au-delà des objets, le sport dans son ensemble est devenu 2.0. Aujourd'hui, plus un maître d'oeuvre ne conçoit un stade sans prévoir sa connexion en wi-fi. Dans les stades, les spectateurs sont en effet de plus en plus armés d'un écran qui sous-titre, commente, illustre, le spectacle qu'ils ont payé pour voir.




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