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Le robot Nexi fait la promo de la réalité virtuelle

Le robot Nexi... (Photo: AFP)

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Le robot Nexi

Photo: AFP

Daniel Aronssohn
Agence France-Presse
Laval

À l'image du robot à visage «humain» Nexi qui sourit spontanément aux visiteurs, le onzième salon de la réalité virtuelle à Laval, un des trois rendez-vous mondiaux du secteur, présente cette année des technologies de plus en plus tournées vers le grand public.

Nexi, un robot mobile monté sur roues, doté de bras et surtout d'un visage capable d'exprimer des sentiments, est issu des technologies de la réalité virtuelle.Des systèmes video, informatiques et électroniques lui permettent de reconstituer numériquement son environnement et de réagir aux personnes autour de lui.

Cet androïde digne de La guerre des étoiles, dont la vocation est de pouvoir un jour secourir des blessés en milieu hostile, «préfigure les machines du futur qui seront de plus en plus orientées vers les humains», explique Mickey Siegel, chercheur à la célèbre université du MIT à Boston (Etats-Unis) et concepteur du robot.

«J'ai l'impression qu'il vous trouve sympa», lance-t-il à un visiteur surpris par le regard «humain» de Nexi qui semble tout à coup sourire et s'ébahir. Mais il peut aussi se mettre en colère, prendre un air triste ou embarassé.

Outre le robot-starlette, les rencontres internationales de la réalité virtuelle ouvertes ce week-end au grand public accueillent plus de 70 exposants venus des quatre coins de la planète.

Les technologies d'imagerie interactive en trois dimension sont depuis longtemps utilisées dans l'élaboration de simulateurs de vol ou les logiciels de conception de l'industrie automobile ou aéronautique, et plus récemment dans l'architecture et l'urbanisme.

Grâce aux consoles de jeux Wii, qui permettent de simuler une course de voiture ou un match de tennis sur écran à l'aide de télécommandes interactives, la réalité virtuelle a, depuis peu, massivement investi les foyers.

«Des groupes comme EADS ou Renault utilisent les technologies de réalité virtuelle depuis plus de dix ans. Mais ces technologies sont de moins en moins chères, d'où une certaine démocratisation. Aujourd'hui avec une carte graphique à 3.000 euros on fait ce qu'on réalisait il y a dix ans avec 150.000 euros, c'est-à-dire de la 3D en temps réel en haute définition», explique Christophe Chartier, patron d'Immersion une PME bordelaise du secteur.

Sa société présente cette année un cube permettant en l'effleurant de faire tourner un objet virtuel en trois dimensions, visible sur un écran ou avec des lunettes spéciales. Remplacer l'objet par son image numérique pour l'observer sans le toucher pourrait avoir des applications dans le domaine médical ou la muséographie.

«La démocratisation de la 3D et de l'interactivité est une vraie tendance», confirme François Daudet, responsable commercial chez Dassault Systèmes, un des leaders du marché, notamment via sa marque 3D Via. L'entreprise vient d'éditer Khéops, le «premier DVD pour grand public permettant de faire de la 3D interactive en relief» sur le thème des pyramides d'Egypte.

«On croit beaucoup à cette démocratisation. Parmi les clients possibles, il y a le grand public à travers ce type de DVD ou les jeux vidéo sur consoles Wii, mais aussi les PME. Dans le monde du travail, la réalité virtuelle peut s'appliquer notamment à des logiciels de formation par la mise en situation car dans ce domaine rien ne remplace l'expérience», ajoute M. Daudet.




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