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Produits électroniques: le recyclage évalué

L'industrie des technologies de l'information et des communications est favorable au recyclage des produits électroniques, mais réclame qu'un organisme sans but lucratif soit créé pour gérer le tout, plutôt que de faire payer les producteurs.

La Presse révélait hier que le gouvernement Charest s'apprête à publier un projet de règlement cadre pour contraindre les entreprises à récupérer les ordinateurs, cellulaires et téléviseurs qu'ils vendent, pour éviter qu'ils ne se retrouvent dans les dépotoirs.

De passage en commission parlementaire des transports et de l'environnement, qui étudie la gestion des matières résiduelles, l'organisme Recyclage des produits électroniques Canada (RPEC) a plaidé pour une responsabilité partagée entre l'industrie, les municipalités, le gouvernement et les citoyens.

«Les entreprises veulent un programme collectif, avec une organisation provinciale comprenant les détaillants, les manufacturiers et d'autres, a estimé le président de RPEC, Dalton Burger. C'est un défi majeur et il faut que nous travaillions tous ensemble.»

Selon l'organisme, des frais de manutention environnementale devraient être ajoutés aux nouveaux produits et seraient payés à l'achat par le consommateur, de façon à financer la récupération des mêmes produits technologiques une fois qu'ils ont terminé leur vie utile.

Les entreprises de l'industrie sont très sensibilisées à la question des déchets électroniques, soutient RPEC, qui représente 16 fabricants d'ordinateurs, téléviseurs et autres, dont Apple, IBM, LG Electronics, Sony et Panasonic.

Mais le Québec accuse un certain retard par rapport à d'autres provinces, estime M. Burger, puisque l'infrastructure de collecte pour la récupération des déchets électroniques à grande échelle n'existe pas encore.

Les deux partis d'opposition à l'Assemblée nationale ont quant à eux salué la volonté de Québec de serrer la vis aux manufacturiers d'appareils électroniques, afin qu'ils récupèrent ce qu'ils produisent, vu la quantité de matières toxiques qui s'y retrouvent.

«Ça rejoint deux concepts importants. Celui du pollueur-payeur pour l'industrie et de l'utilisateur-payeur pour le consommateur, puisque la facture lui est refilée», a dit Camil Bouchard, critique en environnement pour le Parti québécois.

Même son de cloche à l'Action démocratique du Québec. «Le citoyen a une responsabilité sur sa consommation et l'impact qu'elle a sur la société, a souligné Simon-Pierre Diamond, porte-parole adéquiste en environnement. Ça prend un mécanisme de récupération de ces produits-là.»

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