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Wi-Fi ouvert, Wi-Fi gratuit?

De plus en plus d'appareils sans fil offrent la connectivité Wi-Fi. Mais quand vient le temps de vérifier ses courriels ou de surfer sur Internet, il n'est pas toujours aisé de trouver un réseau où se brancher.

Quand il doit accéder au Web dans un endroit public, Michel Nguyen n'hésite pas un instant à chercher les réseaux ouverts.

«Évidemment, si j'ai besoin de vérifier quelque chose sur Internet, la première chose que je vais faire, c'est sortir mon portable et regarder les réseaux qui sont ouverts à cet instant», dit l'administrateur de système.

Bien qu'un grand nombre de gens protègent le réseau sans fil qu'ils ont installé à la maison, il en reste qui ne le font pas. Par ignorance ou par choix.

Le président de l'organisme montréalais Île sans fil est un de ceux qui laissent leur réseau ouvert à la maison. Il le fait en toute connaissance de cause.

«Je paie pour avoir un accès à Internet 7 jours sur 7, 24 h sur 24, mais je n'en utilise qu'une fraction, dit Daniel Drouet. Si quelqu'un veut l'utiliser, ça ne me dérange pas. Ça ne me coûte pas plus cher, et ça ne ralentit pas ma navigation.»

Daniel Drouet croit qu'en 2008, il n'y a plus d'excuse pour ne pas protéger son réseau sans fil. Il ne voit donc pas de problème à utiliser un accès ouvert quand il en trouve un.

«C'est tellement simple de sécuriser son point d'accès. Tu appuies sur un bouton. Il n'y a pas d'excuse pour ne pas le sécuriser. S'il ne l'est pas, c'est que tu veux partager», dit-il.

Benoît Gagnon, chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité et technologie, est de cet avis.

«Si le réseau est ouvert, soit que la personne ne connaît rien en informatique, soit qu'elle me permet de l'utiliser», dit-il.

Du vol?

Techniquement, se brancher à un réseau sans fil ouvert n'a rien de bien compliqué. Les internautes qui profitent de la disponibilité de bande passante sont-ils coupables de quelque chose?

Titulaire de la Chaire de l'Université de Montréal en droit de la sécurité et des affaires électroniques, Vincent Gautrais note qu'un article du Code criminel se rapporte à l'«utilisation non autorisée d'ordinateur».

«Dans la mesure où l'article requiert une intention de nuire, je ne pense pas qu'il puisse s'appliquer lorsqu'il n'y a pas de dommage, lors d'une intrusion sur un réseau non sécurisé, dit-il. En revanche, ce serait différent si la personne contourne un mot de passe.»

À la Sûreté du Québec, un porte-parole cite également cette disposition prévue à la loi, de même qu'un autre article qui a trait au vol de télécommunications. Mais, rappelle-t-il, «ça prend un plaignant et une enquête» avant de déposer des accusations.

Le professeur de droit Vincent Gautrais rappelle quant à lui la règle du «pas vu, pas pris».

«Ce n'est pas évident de se rendre compte que quelqu'un est entré sur son réseau, dit Vincent Gautrais. Il y a toujours moyen de faire une plainte auprès de la SQ, mais je pense qu'ils ont d'autres chats à fouetter.»

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