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Québec: des villes branchées, d'autres pas

Marie-France-Lou Lemay
La Voix de l'Est

Partout au Québec, les endroits se multiplient pour accueillir les propriétaires d'ordinateur portable amateurs d'Internet sans fil.

À Granby, les cafés sont de plus en plus nombreux à offrir ce service. Et les étudiants du cégep peuvent aussi en profiter à leur école. Dans les lieux publics granbyens toutefois, seule la bibliothèque innovera cette semaine et la Ville n'a pas l'intention d'étendre son réseau. Tour d'horizon d'un service qui gagne en popularité. Voici les deux premiers articles d'une série de quatre.

Lire ses courriels alors que fiston pratique ses coups de patin à l'aréna Léonard-Grondin? Pas pour demain. Dans les lieux publics granbyens, rares sont les endroits où les internautes peuvent se brancher sur l'Internet sans fil.

Seule la bibliothèque Paul-O.-Trépanier offrira le service à la fin de la semaine. «Les gens pourront se présenter avec leur ordinateur. Mais on n'a pas d'autres sites pour l'instant», indique Jean-Philippe Renaud, directeur de l'informatique à la Ville de Granby. Il explique ne pas vouloir nuire aux compagnies locales qui fournissent Internet. «La demande n'est pas là non plus», souligne-t-il.

Sa voisine, Bromont, LA ville branchée, innove davantage. En plus de la bibliothèque, l'aréna offre aussi un environnement sans fil depuis l'automne dernier.

«On veut faciliter la conciliation travail-famille. Il y a plusieurs personnes qui passent beaucoup de temps à l'aréna, comme les parents d'enfants qui jouent au hockey. Il y a des mordus de sport qui veulent voir le score des équipes professionnelles lorsque leur enfant joue, les indices boursiers... Pour les frères et soeurs aussi c'est pratique, ça leur permet de finaliser des travaux en même temps», explique Lyne Beaudry, agent de développement sports et loisirs à la Ville de Bromont.

Marc-André Dubois ne pourrait plus s'en passer. Le père de Jérémie Dubois-Lavoie, 8 ans, est chef de service pour les événements spéciaux chez Bombardier Produits Récréatifs à Sherbrooke.

«C'est un outil extraordinaire. Je travaille pendant que mon petit gars pratique et personne ne me dérange. C'est comme si j'étais au bureau», explique-t-il.

Mais lorsque La Voix de l'Est l'a rencontré, pas de trace de son ordinateur portable. «Mon fils est gardien de but pour la première fois», laisse-t-il tomber. Pas question de manquer ça.

Branchés ailleurs

Ailleurs au Québec, de nombreuses villes possèdent des projets, souvent lancés par des bénévoles, pour rendre accessible Internet sans fil dans les endroits publics.

Comme à Montréal et Québec. Dans la métropole, Île sans fil (ISF), un groupement communautaire de bénévoles a implanté 150 points d'accès. Dans la capitale nationale, ZAP Québec offre 65 points d'accès. Les gens doivent s'abonner pour pouvoir utiliser le service.

La région d'Ottawa et de Gatineau possède aussi un réseau de bornes Internet sans fil accessible gratuitement, toujours grâce à des bénévoles et avec l'appui de gens d'affaires du coin.

Dans les Cantons-de-l'Est, la Ville de Sherbrooke propose plus d'une centaine de zones d'accès public (ZAP) à travers la municipalité, grâce à ZAP Sherbrooke, une initiative du Pôle universitaire de la municipalité, qui fait la promotion de ces zones dans la ville. Ainsi, des cafés, restaurants, édifices municipaux et certains parcs sont branchés.




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