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Vivendi : vers une fusion Internet-télécom?

AFP
Paris

Le groupe de médias et de télécoms Vivendi a confirmé mardi l'existence de discussions entre sa filiale SFR et le groupe Louis Dreyfus, les deux actionnaires de Neuf Cegetel, qui devrait aboutir à un rachat de ce dernier par SFR.

Peu après l'ouverture de la Bourse, Neuf Cegetel, numéro deux français de l'accès à Internet, a demandé la suspension de la cotation de ses actions à la Bourse de Paris, «ayant été informée de discussions entre ses deux principaux actionnaires, SFR et le groupe Louis Dreyfus».

Neuf Cegetel «a demandé la suspension de la cotation de ses actions dans l'attente de développements quant à ces discussions», a ajouté la société.

«Nous confirmons l'existence de discussions entre les deux actionnaires de Neuf Cegetel», a indiqué pour sa part un porte-parole de Vivendi, interrogé par l'AFP.

SFR, filiale de Vivendi, est le premier actionnaire de Neuf Cegetel à hauteur de 40,5% tandis que le groupe Louis Dreyfus, détenu par Robert Louis-Dreyfus, actuel patron de l'OM (Olympique de Marseille), est le deuxième partenaire avec une participation de 29,5%.

Depuis plusieurs mois circulaient avec insistance des rumeurs sur un rachat des parts de Louis Dreyfus par SFR mais le patron de l'opérateur de téléphonie mobile, Frank Esser, avait jusqu'à maintenant toujours déclaré qu'il était satisfait de sa participation.

Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi, était sur la même position.

Lundi les rumeurs ont repris avec la «Lettre de l'Expansion» qui affirmait que SFR «était prêt à lancer une OPA sur Neuf Cegetel», citant sans les nommer des «directeurs des deux opérateurs». Selon la Lettre, SFR valoriserait l'action de Neuf Cegetel à 40 euros. Lundi, l'action a clôturé à 36,03 euros.

Le Figaro affirme dans son édition de mardi que les négociations entre Jacques Veyrat, le PDG de Neuf Cegetel et Jean-Bernard Lévy, le patron de Vivendi, «ont connu un coup d'accélérateur depuis dix jours».

Avec 70% du capital de Neuf détenus si l'opération est menée à terme, SFR devra lancer une OPA sur le reste du capital de l'opérateur. Le coût de l'ensemble de l'opération s'élèverait à près de 5 milliards d'euros pour SFR. Et la facture s'éleverait à 2,8 milliards pour Vivendi, maison mère de SFR, dont il possède 56%.

Ce rachat est «riche de synergies industrielles, cela a surtout du sens pour Vivendi, qui possède SFR, et qui s'intéresse à la convergence fixe-mobile, un secteur plein de développements intéressants», a indiqué à l'AFP Guillaume Garabedian, gérant chez Meeschaert gestion privée.

«L'opération est tout à fait faisable sur le plan financier pour Vivendi (...) qui essaie de recentrer ses activités vers des métiers d'avenir avec une visibilité et des perspectives de croissantes intéressantes», a-t-il poursuivi.

Vivendi a annoncé début décembre un rapprochement de sa filiale de jeux vidéo avec l'éditeur américain Activision, pour créer Activision Blizzard et dont il espère faire le leader mondial du secteur.




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