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Bell, Telus et Rogers ont PKP dans leur mire

Bienvenue M. Péladeau. Et maintenant, préparez-vous à la guerre, préviennent les trois géants de la téléphonie sans fil au Canada.

Bell, Telus et Rogers n'entendent pas faire de cadeau à Pierre Karl Péladeau, président de Quebecor.

Au contraire du gouvernement fédéral, qui réservera 40 des 105 mégahertz en téléphonie sans fil à des nouveaux acteurs comme Vidéotron.

Une décision décriée unanimement par les trois géants du sans-fil, qui se demandent pourquoi Ottawa s'ingère dans leur industrie en favorisant l'entrée de nouveaux acteurs.

«Ce n'est pas une bonne décision de la part du gouvernement, dit Ken Engelhart, vice-président des affaires réglementaires de Rogers. Le gouvernement utilise l'argent des contribuables afin d'aider des grandes entreprises à entrer dans le sans-fil. Qu'est-ce que les contribuables auront en retour? Les nouveaux acteurs dans le sans-fil ne feront pas d'investissements supplémentaires et ils ne créeront pas d'emplois. C'est une décision étonnante de la part d'un gouvernement conservateur.»

Même son de cloche chez Bell, qui a accueilli la décision du gouvernement fédéral avec étonnement.

«C'est une décision sans précédant en matière de télécoms, dit Mirko Bibic, chef des affaires réglementaires chez Bell. C'est une décision contraire au cadre politique adopté par le gouvernement fédéral en juin dernier. Le gouvernement avait indiqué qu'il avait l'intention de se fier aux lois du marché.»

Telus se demande aussi pourquoi le gouvernement Harper a décidé de favoriser des géants de l'industrie des télécommunications comme Vidéotron, Shaw et Manitoba Telecom Services, qui auront tous accès exclusivement à un spectre de 40 mégahertz réservé aux entreprises contrôlant moins de 10% de l'industrie du sans-fil.

«C'est une mauvaise décision pour les Canadiens, dit Anne-Marie LaBerge, vice-présidente des communications de Telus au Québec. Nous croyons que le gouvernement n'a pas à subventionner l'entrée dans le marché d'entreprises qui sont financièrement capables de le faire toutes seules. Afin d'obtenir de telles subventions, les entreprises comme Vidéotron ont tenté de démontrer qu'il manquait de concurrence dans le sans-fil au Canada. Ce n'est pas le cas. Selon des rapports de l'OCDE et Merrill Lynch, les Canadiens paient moins cher que les Américains et bien des membres du G8.»

Malgré leur déception, Bell, Rogers et Telus sont loin de jeter l'éponge. Ils croient toujours pouvoir augmenter leurs parts de marché dans cette industrie qui a généré des revenus de 12,7 milliards au Canada en 2006.

«Nous ne sommes pas inquiets de l'arrivée de nouveaux acteurs, dit Anne-Marie LaBerge, de Telus. Nous souhaitons la bienvenue à Vidéotron, une entreprise que nous respectons énormément. Nous n'avons aucun problème avec la concurrence, mais nos nouveaux concurrents vont voir qu'on va leur faire une lutte solide.»

Vidéotron a déjà 31 000 clients en téléphonie sans fil. L'entreprise utilise le réseau sans fil de Rogers. Les enchères du gouvernement fédéral, qui auront lieu en mai prochain, pourraient toutefois permettre à Vidéotron de bâtir son propre réseau.

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