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Internet au bureau: le congédiement requis?

Le candidat à la mairie Marc Bellemare juge les sanctions trop clémentes pour les employés épinglés à voler du temps de travail. Pour lui, la seule solution est le congédiement.

«Qui vole un oeuf vole un boeuf. Normalement, un vol mène à un congédiement. Je ne vois pas pourquoi on se limiterait», a indiqué au Soleil l'avocat qui brigue le poste de maire à l'élection du 2 décembre.

«Pas un employeur ne peut accepter qu'on vole du temps. Que ce soit du temps, un camion, une tablette ou un crayon, ça reste un vol. Et un employé qui vole n'a plus la confiance de son employeur.»

La Ville a tort d'invoquer la jurisprudence pour expliquer sa clémence.

«C'est les employeurs et les syndicats qui créent la jurisprudence. La seule position que la Ville doit tenir, c'est le congédiement.»

L'avocat rappelle néanmoins que le vol de temps reste un phénomène marginal. «C'est déplorable, mais il ne faut pas généraliser et penser que tous les employés municipaux sont comme ça.»

Rappelant lui aussi que seule une minorité d'employés perdent leur temps au travail, le candidat Claude Larose se réjouit du coup de filet de la Ville. «Ça donne de la valeur à mon engagement. Il faut s'assurer que les gens donnent une bonne prestation de travail.»

Élu maire, le nouveau chef de l'Action civique ferait signer une déclaration éthique à chacun des employés sur l'utilisation d'Internet.

Il demanderait également la mise en place de filtres informatiques empêchant les ordinateurs de la Ville d'avoir accès aux sites non nécessaires au travail de ses employés. Il juge inconcevable que Québec n'en soit pas encore dotée.

M. Larose assure que sa sortie en début de campagne contre le vol de temps n'avait aucun lien avec l'enquête en cours depuis mai. Il dit plutôt s'être inspiré du cas de Montréal, où 80 employés ont été congédiés pour perte de temps.

Vérifications faites, aucun employé de la Ville de Montréal n'a été renvoyé pour son utilisation abusive d'Internet. Selon la porte-parole Valérie De Gagné, les filtres mis en place en restreignent considérablement l'utilisation.

Un supérieur doit approuver le déblocage de tout site qui n'est pas directement relié au travail d'une personne. Le système est si contraignant que les employés du Service des communications ont ainsi récemment dû faire approuver la page virtuelle de Radio-Canada pour pouvoir la consulter.

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