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La vidéo dans les avions, en attendant le Web

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AFP
Le Bourget

Le marché des loisirs vidéo en avion est en pleine expansion, profitant à plein depuis quelques années des possibilités du haut débit, en attendant un nouveau bond technologique avec l'accès internet en 2008.

Selon les industriels de l'Inflight Entertainment (IFE), interrogés à l'occasion du Salon aéronautique du Bourget, les passagers pourront dans un an utiliser leur téléphone cellulaire à bord, et les compagnies leur proposeront de surfer sur internet, même si certains analystes sont plus sceptiques sur la possibilité de rentabiliser ces services.

Depuis dix ans, les écrans individuels sont présents sur les vols long-courrier, avec une offre d'une quinzaine de programmes vidéo et audio sur de petits écrans.

Mais «certaines compagnies proposent déjà plus d'une centaine de films, grâce à la puissance accrue des serveurs embarqués», indique Emmanuel Bourguignon, responsable commercial du leader mondial japonais Panasonic (groupe Matsushita) pour la France et l'Europe du Sud.

«La nouvelle génération est là, même si elle n'est pas encore très visible car les compagnies renouvellent leur matériel tous les sept ou huit ans», souligne Gil Michielin, responsable des produits pour avions commerciaux chez le français Thales.

Ce sont environ 1000 avions par an qui vont être équipés, en comptant les avions neufs et les renouvellements de matériel, et les loisirs vidéo vont s'étendre aux avions moyen-courrier, assure-t-il.

Il prévoit en outre des conditions inédites de confort, avec une multiplication des écrans de taille d'ordinateur, voire de télés de 59 cm, comme sur les premières classes d'Etihad (Emirats Arabes Unis) ou d'Air Canada.

Le groupe français, qui s'est lancé sur le créneau au début des années 2000, a remporté un succès rapide. Il revendique aujourd'hui 40% des nouvelles commandes mondiales, face à Panasonic.

Selon Alan Pellegrini, vice-président de sa division Aerospace, chargé de l'IFE, le marché a pesé l'an dernier 1,7 milliard de dollars, et va continuer de croître entre 5 et 10% par an. D'autant que les clients achètent des équipements de plus en plus chers, jusqu'à 5 ou 6 millions de dollars par avion sur les A380, selon les deux rivaux.

Au-delà de cette multiplication des services en circuit fermé, c'est la révolution des connexions haut débit avec le sol qui se prépare. «La cabine de l'avion devient un élément d'un réseau de communications», explique M. Michielin.

Il suffit désormais d'implanter une antenne spéciale à bord de l'avion pour connecter des téléphones portables aux satellites sans interférences, indique-t-on chez Panasonic. Le dispositif est déjà en service pour les échanges de données sur l'australienne Qantas notamment, et Air France l'expérimente cet été sur un A318.

Bientôt, les restrictions aux conversations téléphoniques ne devraient plus dépendre que de la volonté des compagnies d'épargner la tranquillité des passagers, ou de raisons de sécurité des gouvernements.

Les deux équipementiers se déclarent prêts à offrir aussi des connexions satellitaires haut débit à internet. «On pourra surfer, avoir accès à la télévision directe, voire télécharger», assurent Thales comme Panasonic.

Stéphane Dubreuil, analyste du cabinet SIA Conseil, est beaucoup plus sceptique. Elle rappelle que Boeing avait renoncé au début 2006 à une expérience de ce type. Pour lui, «il n'y a pas de clientèle prête à payer l'équivalent d'un forfait mensuel à terre, sauf en première classe, et cela ne suffira pas à amortir les investissements».




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