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Vidéo sur mobiles : un revenu à développer

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AFP
Le Cap, Afrique du Sud

Les journaux doivent éviter de répéter l'erreur d'offrir gratuitement de la vidéo sur leurs sites internet et transformer en source de revenus leurs produits pour téléphones et supports mobiles, a estimé lundi le président de l'association de la presse sud-africaine, Trevor Ncube.

«Il est sans doute inévitable désormais d'offrir gratuitement la vidéo en ligne», a constaté M. Ncube lors de la cérémonie d'ouverture du congrès mondial de la presse au Cap (Afrique du Sud).

«Mais qu'en est-il des supports mobiles, où les gens sont habitués à payer pour les services et les contenus ?», a-t-il demandé. «Ne peut-on s'y prendre différemment cette fois, et couvrir une partie de nos coûts grâce à des revenus générés par l'audience ?»

«Nous devons apprendre de nos erreurs passées», a estimé M. Ncube devant les éditeurs et patrons de presse de 106 pays. «En offrant gratuitement nos textes et nos photos (sur le Web) nous avons fait croire qu'il en serait toujours ainsi».

Aujourd'hui, les journaux offrent gratuitement de la vidéo en ligne, en comptant sur les revenus publicitaires. Mais le maintien d'un journalisme de qualité coûte davantage que ce que les seuls annonceurs peuvent apporter, a affirmé le responsable sud-africain.

Face à la concurrence de la télévision, qui à l'exception des médias publics dépend exclusivement de la publicité, la presse écrite a pu selon lui conserver sa crédibilité et sa viabilité grâce à un revenu complété par les abonnements, ce qui a permis d'«entretenir des rédactions capables, par le nombre et la qualification de leurs journalistes, de générer de l'information de haute qualité».

«Nos collègues dans les journaux gratuits confirmeront que les revenus publicitaires peuvent en principe garantir un certain niveau de qualité éditoriale. Mais la vraie qualité coûte plus cher», a-t-il lancé.

M. Ncube a également mis en garde contre le recours par des médias professionnels à du contenu amateur.

«Nous n'avons aucun besoin de faire concurrence à YouTube et d'entrer dans le business de l'hébergement de contenu amateur, aussi populaire soit-il», a grondé le Sud-Africain. «Cela n'est pas notre coeur de métier. Nous sommes des journaux, non des foires dont le seul intérêt est d'attirer le plus de monde possible».




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